Les origines de Rumplestiltskin

Les origines de Rumplestiltskin : terme anglophone transformation du terme allemand  Rumpelstilzchen.

Dans le folklore germanique médiéval, le Rumpelstilz   était un être invisible de la nature, comparable au kobold .

Conte des frères Grimm :

Un paysan vantard prétend que sa fille est capable de changer la paille en or en la filant comme de la laine. Le roi fait alors amener la fille du paysan dans son château, et elle est enfermée dans une pièce remplie de paille et où se trouve un rouet. Si elle échoue à faire de cette paille de l’or, elle mourra.

Alors que la fille du paysan se demande comment elle va s’en sortir, un nain apparaît, qui lui propose de filer la paille à sa place, à condition qu’elle lui donne quelque chose en échange. Après la première tentative, réussie, le roi désire avoir encore plus d’or.

Le nain vient alors encore à deux reprises en aide à la fille du paysan mais, la troisième fois, il lui fait promettre de donner, en échange de ses services, son fils premier-né.

La fille du paysan, devenue reine, oublie l’accord, et le nain revient la voir et lui réclame son dû. Devant le refus de la reine, le nain lui dit qu’il veut bien renoncer à son fils premier-né, mais à condition qu’elle parvienne, dans un délai de trois jours, à deviner son nom.

Les deux premiers jours, la reine propose toute une série de noms, mais aucune réponse n’est la bonne. Le troisième jour, un serviteur, qui a surpris le nain entonnant une chanson dans laquelle il dévoile son nom, rapporte ceci à la reine. Lorsqu’au soir du troisième jour le nain revient la voir, la reine propose toute une série de noms, avant de donner finalement la bonne réponse : « Tracassin » (Rumpelstilzchen).

Fou de colère, le nain se met alors à taper des pieds avec une telle force, qu’il passe à travers le plancher, et disparaît pour toujours.

Les kobolds sont des esprits qui proviennent du folklore allemand. Les versions les plus communes, connues sous le nom de Heinzelmännchen, sont décrites en tant qu’elfes de maisons, utiles ou pratiques. Ils effectuent parfois des corvées domestiques, mais peuvent également jouer des tours aux habitants.

Un autre type de kobold, qui peut être trouvé dans les mines et autres endroits souterrains, semble être lié plus étroitement au gnome. Ce sont des créatures qui vivent entre elles, plutôt que dans les maisons humaines. Leur taille varie d’une trentaine de centimètres à un mètre. Leur espérance de vie est d’environ 40 ans. Ils vivent dans des forêts et s’aménagent des repaires de fortune dans des grottes, dans des racines d’arbre ou dans des galeries souterraines.

Bien que tous les êtres invisibles peuplant la nature aient été diabolisés par le christianisme intégriste, les poètes et les romanciers les décrivent différemment :

Alexandre Dumas

Dans Les kobolds (édition Marcel Berry, 1938, chapitre 18), Alexandre Dumas décrit ces créatures :

« — Je vais reconstruire notre vieux château de Wittsgaw, dit le chevalier Osmond à la comtesse Berthe, sa femme ; les Kobolds, ces gentils petits génies qui habitent nos fondations, ne nous en voudront pas. — les kobolds faisaient pour leur part autant de travail que les maçons. »

Walter Benjamin, dans une lettre du 8 avril 1926 à Jula Radt, évoque les Kobolds à propos de son travail de traducteur :

« Pour ce faire j’ai, à vrai dire, découvert un régime qui attire magiquement les Kobolds à mon aide et qui consiste en ceci que, lorsque je me lève le matin, sans m’habiller, sans me passer sur les mains ou le corps la moindre goutte d’eau, sans même boire, je me mets au travail et, avant d’avoir achevé le pensum de la journée entière, je ne fais rien, surtout pas prendre le petit déjeuner. »

Robert Kahn, commentant cet extrait, y voit le signe que l’activité du traducteur est perçue par Benjamin comme « une pratique magique, qui ne peut s’accommoder d’aucun compromis » :

« L’attitude « idéale » du traducteur, celle qui produira l’intervention des Kobolds, « ces esprits familiers gardiens des métaux précieux enfouis dans la terre », est donc proche à la fois de celle de l’enfant qui écoute les contes de fées en attendant d’être si déçu par « le petit bossu », et des gnostiques ou des « parfaits » cathares qui refusent tout contact avec la matière, œuvre du Démiurge. »

On voit donc que le sorcier Rumplestiltskin dans la série ONCE UPON A TIME, a pour origine un être de la nature à l’origine bénéfique, un peu comme le nain Julenisse des traditions nordiques qui est devenu le père Noël.

Dans la série, qui mélange un grand nombre de contes en une seule histoire, son personnage est la fois issu des contes de Grimm et  de » la belle et la bête ».

RUMPLESTILSKIN est incarné par l’acteur britannique Robert Carlyle. Après une vie assez difficile, il commença à s’interresser au théatre après avoir lu la nouvelle d’Henri Miller « les sorcières de Salem ». L’acteur est le mécène de School For Life en Roumanie, association qui s’occupe de l’éducation des enfants et jeunes adultes ayant grandi dans des hôpitaux psychiatriques.

Gnome lutin ou sorcier ténébreux, Rumplestiltskin est aussi un séducteur, comme en témoignent les nombreux montages vidéo de ses admiratrices sur le net, dans lesquels on peu également admirer ses costumes fantastiques et son masque de scène :

Laisser un commentaire