Les « dieux » Mayas.

Le terme dieu, entre guillemets, parce que dans l’imaginaire occidental, le terme n’a pas forcément le sens que lui donneraient les peuples traditionnels.

Tout est nivelé par le bas quand on intellectualise à l’occidentale, et on passe en général à côté du vrai sens des choses. C’est  pareil pour des termes comme « culte des ancêtres », utilisé en occident pour désigner une relation ritualisée avec les esprits des décédés qui sont passés dans le monde purifié des âmes, si on traduit cela par culte des ancêtres, en français avec tout le sens et l’arrière plan conceptuel issu de la doctrine religieuse de l’inquisition catholique, cela ne correspond en rien avec la connaissance de l’après vie terrestre des anciens peuples.

Aussi la divinité de la pluie est importante pour les anciens peuples traditionnel, y compris au Japon, et les Mayas nommaient et continuent de le nommer, Chaahk.

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Les divinités ne sont pas des dictateurs, comme dans la conception occidentale, où le dieu crée des esclaves et leur impose des règles de vie, mais les divinités sont des esprits qui ont une fonction, un travail à faire dans la participation au fonctionnement de l’univers.

Pour les peuples traditionnels, la vie humaine fait partie d’un « système » vital, auquel participent toutes sortes de catégories d’êtres, visibles et invisibles, dont l’action est nécessaire au maintien de la vie et du cycle d’existence. Les morts eux même sont les âmes de nos ancêtres, et ils ont leur fonction au sein du système et leurs propres tâches. Le monde est une grande unité, dont les divinités sont des fonctions, et comme les animaux, les hommes, les plantes et les autres existences, tous sont reliés et sont des individualisation d’une grande existence, qui est en quelque sorte l’être originel.

Donc la description habituelle des dieux des anciennes cultures dans les définitions universitaires sont des absurdités, on pourrait même dire de la propagande désinformative.

Le dieu Chaahk est recouvert d’écailles. Il a une sorte de trompe. A noter qu’en Asie, les esprits de l’eau sont les dragons, et que les écailles de la peau de Chaahk y ressemblent.

Les anciens hommes pouvaient communiquer avec les éléments de l’univers et de la nature en communiquant avec les divinités. Les divinités ont été diabolisées par les occidentaux, et on a essayé de les détruire ou de les persécuter.

Au lieu de cela les cultures traditionnelles, les reconnaissaient comme des membres de leur famille, qu’ils pouvaient consulter en cas de problème.

Les guérisseurs Mayas actuels, utilisent aussi bien des saints catholiques mélangés avec les concepts et les divinités anciennes. Ces divinités sont utilisées de la même façon dans le Hoodoo, qui suit les mêmes principes que les autres traditions de guérisseurs spirituels, incorporant les saints et les divinités africaines, et celles du continent amérindien.

Comme toujours, les points cardinaux sont la base de l’univers. Les 4 éléments sont représentés par un aspect de Chaahk :

Chaahk Xib Chaahk, le Chaahk rouge de l’est.

Sak Xib Chaahk, le Chaahk blanc du nord

Ex Xib Chaahk, le Chaahk noir de l’ouest

Kan Xib Chaahk, le Chaahk jaune du sud

Selon la culture, les anciens n’ont pas toujours attribué les mêmes couleurs , mais on retrouve le principe de base des 4 éléments dans toutes les cultures anciennes.

Un Guérisseur Maya, qui est aussi « prêtre » traditionnel Maya, était devenu pasteur protestant. Quand il a voulu guérir les gens par la tradition maya, l’autorité pastorale lui a interdit. Il a rendu sa carte de pasteur, et a continué de soigner les gens. A noter que son statut de pasteur, dépend d’une carte, et non de sa capacité spirituelle ! C’est le monde de mensonge dans lequel on vit.

 

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