Les problèmes de l’incommunication

homme jaguar

        Dieu Jaguar (homme jaguar)

Si on a des perceptions directes des plans qui dépassent le niveau matériel, on se trouve confrontés à de nombreux problèmes pour communiquer le vécu.

La plupart des cultures ont développé des divisions conceptuelles pour gérer leur image de la réalité.

En général, cela est assez simpliste. Il y a les tenants du matérialisme primaire, du genre seul le concret physique existe, et de l’autre, ce qui est au-delà de ce domaine est « rangé » dans la case religion. Même si cela est insuffisant pour expliquer la nature de la réalité.

Lorsqu’il se passe des choses qui ne rentrent pas dans les cases préétablies, l’attitude habituelle est de considérer tout ce qui dérangerait la croyance en l’image du monde établie comme  une illusion, un mensonge ou une  exception à la règle du monde du ronron quotidien.

Il existe un mécanisme psychique qui provoque l’oubli ou l’effacement des expériences vécues qui ne rentrent pas dans le monde conceptuel conventionnel, ou de l’image du monde de l’individu. Il s’agit d’un processus qui peut se comparer au changement de niveau de conscience et de la modification du sentiment de la réalité vécue, que l’on retrouve dans les rêves et dans la transe. La transe étant un changement de niveau de conscience où l’on entre dans un autre plan de façon éveillée, lorsque l’état habituel de l’individu est fixé dans l’état de veille ordinaire. Pour quelqu’un qui est avancé au niveau occulte ou spirituel, sa conscience ordinaire se situe dans plusieurs plans de conscience de façon permanente, aussi il n’a pas besoin d’entrer dans un état spécial pour percevoir les plans subtils de la réalité.

Par exemple, Carlos Castaneda utilise les terme de « première attention » pour désigner la conscience de veille ordinaire, « l’attention seconde » pour désigner l’état de conscience des plans subtils, qui correspondent à la transe et à la vie dans les plans astraux et au-delà. Il appelle « tierce attention » l’état de nirvilkalpa samadhi, dans lequel on accède à « l’infini »,  au supra-individuel.

Yaqi Music. Les Yaqis ou Yaquis sont censés être la source d’inspiration et l’origine des enseignements de Carlos Castaneda.

Les Yaquis pensent le monde composé de  cinq différents plans :

Le monde du désert sauvage, le monde mystique, le monde des fleurs, le monde du rêve, et le monde de la nuit. Une grande partie du rituel Yaqui est centré sur le perfectionnement de ces mondes et d’éliminer le mal qui a été fait contre eux, surtout par les humains.

Le monde des fleurs est lié au monde des âmes chez les Yaquis. Dans leur tradition mixée avec le catholicisme, ils disent que les fleurs sont apparues du sang des plaies du Christ lors de la crucifixion, ce qui est une métaphore de la naissance des âmes individuelles qui sortent de l’âme cosmique, représentée comme le Christ. Chez les Mayas également, le sang est le feu, dont le soleil représente symboliquement l’origine divine. C’est le cycle cosmique qui a été identifié par les méso americains dès l’arrivée des colons espagnols, qui eux mêmes ne comprennent pas le symbolisme chrétien, basé sur l’ancienne religion romaine.

Leur conception est proche des autres tribus dites Uto-Aztèques et Mayas. Ils pratiquent une tradition synchrétiste mélange des anciennes conceptions mélangées avec des rituels catholiques, comme la plupart des guérisseurs méso américains.

 

Contrairement aux idées occidentales contemporaines du ciel et de l’enfer, les Mayas croyaient en différents niveaux des plans invisibles.

Trois principaux domaines à distinguer les uns des autres : comme le monde d’en haut, le monde du milieu, et le monde d’en bas.

Le monde d’en haut se compose de treize niveaux, le monde du milieu un seul niveau, et le monde d’en bas neuf niveaux. L’arbre Ceiba est censé se développer à travers tous les domaines, du plus haut niveau du monde supérieur au niveau le plus bas de l’underworld. L’arbre Ceiba est essentiel pour comprendre l’importance des directions cardinales dans le monde Maya.

Les divinités mayas, sont liées aux directions cardinales. Les Mayas ont compris qu’il y avait cinq éléments dans les directions cardinales, les quatre directions et le centre. La direction cardinale la plus significative pour les Mayas est l’est (comme toutes les anciennes traditions). L’est est l’endroit où le soleil se lève et elle est associée à la naissance car le soleil est né tous les jours de l’est.

Ces principes faisaient également partie de la vie quotidienne Maya. Des maisons ont été conçues pour refléter les directions cardinales et l’arbre Ceiba. Le Maya a même construit des foyers au centre de sa maison afin de représenter le centre Ceiba – arbre des directions cardinales.

L’arbre Ceiba étant l’arbre du monde, ou axe cosmique. Représenté par un arbre à Kapoc (Ceiba pentandra).

Cet arbre sacré était parfois représenté sous forme d’une croix, ce qui a favorisé l’adoption du christianisme à l’arrivée des Espagnols. En certains endroits, une croix de couleur verte est encore vénérée. La croix des éléments, comme celle de nombreux peuples (celtes, amérindiens Lakota –roue medecine- etc…), est l’origine de la croix chrétienne, modifiée en instrument de torture ensuite par les chrétiens.

Il est représenté dans les sculptures surmonté par Quetzal.
C’est l’arbre national du Guatemala.

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