Le vrai visage de Grigori Raspoutine

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Pour rectifier des mensonges qui circulent sur le personnage de Grigori Raspoutine.

Pour commencer, la plupart des informations données sur lui sont truquées, ou sont simplement imaginaires, voire fantasmatiques.
D’un point de vue spirituel, j’ai pu m’intéresser à Grigori Raspoutine, sans pouvoir être sûr qu’il était un mystique réalisé ou un shaman russe chrétien orthodoxe, mais j’en ai eu la confirmation lorsque le maître soufi avec qui j’étudiais, a expliqué que son père, qui est un soufi célèbre, avait été en Russie pour aider Raspoutine. La sœur du maître soufi que je connais, était née à la cour de Russie et elle est décédée lors de la deuxième guerre mondiale, étant dans la résistance en France, envoyée par les services secrets britanniques.
Or le père de mon maître soufi était un grand spirituel, et très intelligent. Il n’aurait pas été aider Raspoutine si celui-ci n’avait pas été du bon coté, c’est-à-dire un défenseur de la liberté et de la spiritualité.
Les données sur son identité ont été vérifiées par L’historien russe Oleg Planotov (Олег Анатольевич Платонов). Il trouva les archives du village natal de Grigori Raspoutine concernant les baptêmes, les mariages et les décès dans le village de Pokrovskoïe entre 1862 et 1868.
Ainsi que la confirmation de l’existence de son nom de famille.

Il apparaît dès lors que les parents de Raspoutine (Iefim Iakovlevitch Raspoutine et Anna Vassilievna Parchoukova) se sont mariés à Pokrovskoïe le 21 janvier 1862, à l’âge de, respectivement, 20 et 22 ans. Ils eurent de nombreux enfants qui n’ont pas survécu, et il semble selon les archives que Grigori n’a pas pu naitre avant 1869. Un recensement datant de 1897, indique que Grigori Iefimovitch était dans sa 28e année et son année de naissance y est indiquée : 1869. Le jour et le mois de sa naissance restent inconnus.

Concernant son nom de famille :

Raspoutine y est bien mentionné dans certains registres, ainsi que le nom de son père : Novykh (Новых). Dans les archives, 7 familles dans ce village portaient le nom de Raspoutine. L’historien explique que le nom ne veut pas dire débauché, mais c’est un des sens, les autres sens sont : croisée de carrefour, ou carrefour, et ce nom était souvent utilisé comme nom pour les gens qui habitaient de tels endroits. Il ne s’agit donc en aucun cas d’un surnom qui aurait été attribué à Grigori pour de soi disant actes coupables, mais bien un nom de famille courant en Sibérie.
D’après le dictionnaire de Vladimir Dal, le Dalia (Даля), publié entre 1863 et 1866 : Raspoutine (распутье) est un “chemin de voyage, une fourche, un échange de voies, une place où se croisent ou se séparent les chemins, un carrefour” (“разъездная дорога, развилина, развилы пути, место, где сходятся или расходятся дороги, перекресток”).

Il a vécu la vie d’un moujik, les travaux des champs avec son père. Puis une chute dans la Volga, à laquelle il survivra, contrairement à son frère.
On sait qu’à l’âge de 18 ans, il vivait des expériences mystiques intenses.
Il cherchera les starets et leurs enseignements durant des années.
Il n’a jamais été moine, mais il se rendit à pied jusqu’au mont Athos. Je me souviens avoir lu ce qu’il écrivit sur ce sujet, il était très déçu du manque de spiritualité des moines.

En 1888, à l’âge de dix-neuf ans, il épouse une jeune paysanne du village de Doubrovnoïé, Praskovia Feodorovna, qui lui donnera cinq enfants : Mikhail et Georguiï décèdent prématurément, Dimitri, né en 1895, Matriona en 1898 et Varvara en 1900.
Bien que la légende prête à Grigori Raspoutine de nombreuses aventures galantes (invérifiables), lorsqu’il était à la cour de Russie, il revint toujours vers son épouse et son village natal.
Il quitta son épouse durant deux années, pendant laquelle il se rendit à pied au mont Athos.
Ce voyage suivait une vision que Grigori Raspoutine eu  en 1894, d’une femme de lumière,alors qu’il travaillait dans les champs. Il consulta le moine Makarius, qui lui conseilla de se rendre au Mont Athos, pensant qu’il avait eu une vision de la vierge Marie.
Ensuite, Grigori Raspoutine continue sa quête mystique en pérégrinant dans la Russie, visitant monastères et ermites.
Doué de capacités extraordinaires de voyance et de prédiction, ainsi que d’un pouvoir de guérison. Ces pouvoirs sont habituels si on connaît l’ascèse et la spiritualité.
Grigori Raspoutine n’était pas un débauché ni un alcoolique, mais un ascète. Il ne buvait que du vin en petite quantité, et en tant que guérisseur, il devait rester en contact avec les énergies de la terre. Dont le vin est un vecteur. Il a évidement été intéressé par toutes les sectes qui peuplaient la Russie, et en particulier les khlysty ( хлысты́) ou flagellants, qui mélangeaient le christianisme avec des notions magico tantriques. Bien qu’ils se nommaient eux mêmes христововеры (khristovoveri : les « croyants du Christ »), comme les cathares ne se nommaient pas eux même cathares, mais « bon chrétiens ». Les noms utilisés sont toujours créés par leurs ennemis, afin de les dévaloriser par des caricatures.
Grigori Raspoutine aurait passé 3 mois chez eux, sûrement comme guérisseur. L’ermite des khlysty, Makarios, était connu à l’époque dans toute la Russie, et avait reconnu Grigori Raspoutine comme un grand mystique. Cependant Grigori Raspoutine ne partageait pas certaines conceptions extrêmes des flagellans Russes, comme Makarios qui étais castré volontairement afin de suivre à la lettre les paroles de l’évangile : Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne (Matthieu 19:12).

L’origine de cette « secte », ou plutôt un groupe spirituel, aurait été créée par un paysan russe du nom de Daniil Filippov. Ils ont été persécutés. Ils semble qu’ils étaient en réalité proches des cathares.
Certaine groupes cathares pensaient en effet que le soi disant péché charnel, était en fait un acte de résistance vis-à-vis de la loi du dieu mauvais, ou de la création corrompue, et un moyen de purification.
Par un chemin philosophique étrange, ils arrivaient à l’idée tantrique que la sexualité contenait une force de propulsion que le démiurge cherchait à cacher comme moyen de connaissance gnostique. En réalité, des mystiques ne peuvent accepter la diabolisation de la sexualité, telle que véhiculée par les religions établies. La plupart des déviances de l’église catholique étant dues aux doctrines erronnées sur les femmes et la sexualité. Les guérisseurs d’autant moins, qui doivent combattre pour le maintien de la perennité de la vie, humaine, animale, végetale, et donc pour la fertilité.
Ainsi, les flagellants Russes, comme les cathares, rejetaient les sacrements et l’ascétisme religieux, et enseignaient que l’homme pouvait communiquer directement avec le saint esprit, ce qui est justement le sens des initiations cathares et bogomiles.
Le fait de se flageller et d’utiliser des rites de transe sont comparables avec les dikrs des ordres soufis. D’ailleurs on rapporte qu’ils effectuaient des chants de plus en plus rapides en tournant et se flagellaient à un certain moment afin d’accélérer ou comme effet de l’état de transe. Ces pratiques de transe semblent avoir beaucoup intéressé Grigori Raspoutine, et il partagea un certain temps leur vie afin d’étudier les effets des états de transe. Cependant il n’adhéra jamais totalement à ces pratiques.
Les religieux russes de l’église orthodoxe, qui critiquent Grigori Raspoutine, semblent oublier qu’il était reconnu par le père (devenu saint) Jean de Cronstadt, qui était lui-même reconnu comme un guérisseur et un thaumaturge de son vivant.  cliquer sur le lien : Père Jean de Cronstadt

Le seul livre qui parle sérieusement de Grigori Raspoutine est celui de l’écrivain russe  Amalrik Andreï, qui lui même a certainement été assassiné : cliquer sur le lien : Andreï Amalrik.

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En réalité , Grigori Raspoutine n’avait pas tellement d’influence sur la politique Russe, et il cherchait à rapprocher le tsar des paysans, tout en donnant des conseils – non suivis – pour éviter les bains de sang et les morts , les volontés guerrières de l’empereur.

Il fut détesté par les intriguants qui cherchaient à pousser le tsar vers la guerre, aussi bien que par les bolcheviks qui voulaient détruire les aristocrates.

Le prince Youssoupoff (l’assassin de Grigori Raspoutine) était un aristocrate homosexuel et travesti, jaloux de la réputation de virilité qui suivait surement à tord, Raspoutine.

Pour Amalrik, Grigori Raspoutine essayait de pousser le Tsar à faire des réformes, à démocratiser le pays, à tenir compte de la vie du peuple, et si le tsar et les aristocrates avaient suivit les conseils de Grigori Raspoutine, la Russie n’aurait pas eu besoin de révolution. Ce qui n’allait pas dans le sens ni des bolcheviks ni des aristocrates, ni des anglais qui souhaitaient continuer la guerre.

 

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