Commentaire sur le Sefer Toledot Yeshou et la Gnose.

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Source Photo : Marie de Magdala

Comme j’ai cité dans un article le texte Sefer Toledot Yeshou, qui est considéré comme blasphématoire par la plupart des chrétiens, je veux préciser que l’intention n’est pas d’attaquer les chrétiens ni les juifs. Il s’agit plutôt de proposer des sujets de réflexion interculturels. Finalement au XXI ème siècle, la plupart des guerres qui existent actuellement ont une origine religieuse. Il n’y a aucune communication réelle entre les peuples, et les forces occultes maléfiques profitent de cela, (et elles sont derrière tout ceci) pour diviser et semer la mort dans le but de continuer à manipuler l‘humanité depuis leur poste caché dans les plans astraux et mentaux (en tant que plans occultes).

Ce texte est ancien, autant que les évangiles, et a été attaqué philosophiquement par Origène.

Peu importe si l’on croit qu’il est authentique ou si on le traite de pamphlet anti chrétien. Il exprime cependant une réaction de la culture et tradition juive envers ce qu’elle considère comme une agression envers sa mythologie. La mythologie chrétienne détruit la mythologie juive et vice versa. Bien sur chacune de ces traditions considère sa mythologie comme une vérité historique. C’est la source des conflits internationaux.

Il existe plusieurs versions de l’histoire de Jésus. Il y a le fait que la naissance virginale  de sa mère implique une survalorisation de la virginité féminine, qui ressort de l’ordre d’une conception machiste  quasi démente. Effectivement, la spiritualité n’a rien à voir avec la virginité. La légende du Bouddha Sakyamuni, le fait naître de l’aisselle de sa mère, ce qui est absurde. Ces légendes sont marquées par l’oppression des femmes et du féminin.

La valeur d’une tradition est d’aider les humains à s’élever spirituellement. Il y a de nombreux éléments pervers qui se sont greffés dans les traditions au cours du temps.

Maintenant que Jésus soit né d’un viol, ou d’un adultère, qu’il ait été marié ou pas, et qu’il ait eu des enfants ou pas avec Marie de Magdala, n’a aucun rapport avec la religion ni la spiritualité. Ces choses sont en rapport avec les conceptions de hiérarchisation sociale, et les conceptions morales d’une société donnée à une époque donnée.

Si il est né d’un acte adultérin il n’est en rien responsable. Si il est devenu ensuite un grand mage, ou un maître spirituel, c’est le résultat de l’évolution et du niveau spirituel de son âme éternelle, et non de quelque conception sociale relative.

La valeur du christianisme ne réside pas dans la véracité historique de son mythe.

Mais par le fait qu’il est une religion de prière, ce qui permet à celui qui suit la voie de la prière, d’accéder à une vie spirituelle authentique. De même que les autres traditions spirituelles, qui ont toutes des méthodes de progression spirituelle. Comme le disait Ramakrisna, toutes les religions sont des chemins qui mènent à Dieu, mais les chemins ne sont pas Dieu. On pourrait ajouter que même si on ne conceptualise pas la spiritualité comme ayant Dieu pour base et pour but, on peut avoir une autre conceptualisation de l’Esprit que le mot Dieu. L’Etre suprême n’est pas ce que l’on croit de lui, l’idée que l’on a de Dieu est un reflet de la personnalité et du mental humain.

La société qui méprise un enfant adultérin ne fait que montrer son absence d’éthique. Que le texte juif se serve de cela pour dévaloriser l’enfant, et que les chrétiens considèrent que c’est une insulte envers Jésus, est pour moi du même tonneau.

De même Marie (ou Myriam) sa mère n’a aucune supériorité spirituelle ou divine de part sa chasteté présumée dans le christianisme.

Bien que les juifs pratiquent la magie cabalistique, ils condamnent les magiciens d’autres cultures. Comme les chrétiens pratiquent des rituels magiques sous la forme de la messe et d’autres rituels, ils pratiquent la magie egrégorique en la nommant religion, mais cela ne fait que jouer sur les mots. La magie est théurgie si on invoque des êtres spirituels élevés, elle est sorcellerie si on invoque des entités démoniaques ou de très bas niveau.

Marie de Magdala, qui est considérée comme la compagne du Christ (en tant qu’avatar), devient pour les gnostiques (ceux qui cherchent la connaissance divine sans se contenter des croyances mythologiques) l’incarnation de la sagesse (Sophia) et du Divin féminin que l’on trouve dans l’Inde comme Shakti ou Shekina dans la cabale. Elle devient le christ féminin, comme on peut le voir dans de nombreux portraits et celle qui aurait du être reconnue comme le successeur de Jésus.

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Le christianisme aurait pris un autre aspect, puisque Marie de Magdala faisait partie d’un groupe de femmes étudiant la Thora qui était alors réservée aux hommes.

Elle aurait pu engendrer une religion plus féminine avec des prêtresses et des papesses. Le monde aurait pu devenir moins violent et la religion plus sensuelle.

 

 

 

 

 

 

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