Numérologie, conception de l’humain et de l’univers.


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La numérologie est une forme de cabale ou Kabbale.

On m’a demandé de préciser ma conception sur le sujet.

Les êtres humains ont toujours essayé de comprendre le monde de différentes façons. Il y a la manière directe, la perception du monde qui ne passe pas par l’analyse, et qui est le contact fusion de l’esprit en nous avec le reste, c’est-à-dire que le monde et nous même sommes une seule réalité. Pour cela il faut que nous identifiions notre être avec les parties qui nous constituent de façon intégrale.

La quête mystique signifie la recherche de la fusion du tout et de la partie. Cela induit le sens que nous même notre être individuel contient la totalité de l’Etre cosmique, et que nous sommes une manifestation de cet être qui expérimente le monde sous la forme particulière de l’individualité que nous assumons actuellement, une certain apparence avec ses limitations, mais que notre essence spirituelle dépasse cet aspect individuel et possède des racines universelles, son essence est l’univers en tant que conscience cosmique non individuelle.

L’Etre universel (le grand Tout) est aussi une conscience.

Mais ce n’est pas une conscience mentale. Il dépasse de loin la conscience mentale de l’être humain.

C’est la raison pour laquelle l’être humain n’arrête pas de faire des systèmes religieux pour essayer de saisir et définir le Tout et sa relation avec la partie.

Mais le Tout est un mystère à jamais insaisissable pour le mental humain. Le mental humain ne pourra jamais le comprendre, mais il peut en déchiffrer des fragments, et avec ces fragments avancer dans sa compréhension du grand mystère. Grand Mystère, Grand Esprit, en Lakota est la prière invocation rituelle : Wakan Tanka, Onshimala yé Oyaté Wani Wachin Cha.

Grâce à cette invocation, on peut contacter le grand Tout, qui va se manifester par les esprits des ancêtres (ceux qui se sont fondu dans lui), ou les Esprits de la nature, qui sont des émanations de l’Esprit cosmique.

La cabale est un système de symboles. Pour comprendre le monde spirituel, l’esprit utilise des symboles.

Chaque tradition possède son propre système de symboles. (Sa propre « cabale »).

A l’origine, l’esprit humain, est un esprit désincarné venu du monde spirituel, en passant par les différents mondes, et finalement par le  monde astral, juste avant le monde éthérico- matériel que tout le monde voit avec ses yeux de chair et d’eau.

La cabale n’est pas une tradition particulière occidentale, mais chaque peuple possède sa propre cabale, dans le sens ou chaque peuple a symbolisé l’univers à sa propre façon. Mais comme tout le monde possède des corps subtils, et est un esprit, il s’en suit que tous les peuples ont trouvé des symboles qui se ressemblent plus ou moins, avec des différences qui expriment leur milieu, et les structures mentales qui s’y sont développées.

La plupart des systèmes traditionnels croient que le temps est divisé en présent passé et futur.

Pour moi il s’agit d’une interprétation du moi mental, qui n’arrive pas à percevoir autre chose que le mental.

Un point de vue qui fait que les déesses, qui sont la première forme de conception de Dieu, sont toujours décrites en 3 parties, la triple déesse. C’est en fait une déesse qui est en 3 parties, le passé, le présent et le futur. En réalité une seule déesse. (L’expérience de Philip K. Dick était qu’il percevait le temps comme une seule chose, du coup son moi était simultanément un moi du présent et du passé, de l’époque des proto- chrétiens, à l’époque il était poursuivi par les romains, l’empire du mal qui manipule l’univers et continue sous différentes formes aux différentes époques : l’empire n’a jamais pris fin –  lisez au moins S.I.V.A. traduction de VALIS en anglais -).

Dans la tradition hébreu, c’est le vide primordial de l’arbre des séphiroth qui représente l’absolu. L’arbre primordial, est commun à de nombreux peuples, l’arbre du monde des peuples nordiques et germaniques, etc…

Dans le shinto japonais, il y a le Kami qui est le centre de l’univers, Ame No Minaka Nushi, pour moi il s’agit du centre de tout être, aussi bien que le centre de l’univers. Il émane de lui deux kamis, Kami Musubi et Tano Kami, qui sont l’essence du masculin et du féminin, les deux principes de base de l’univers qui vont engendrer tout le reste de l’univers.

Une méthode de méditation de l’ancien Shinto, consiste à réciter les nombres de un à dix en ancien japonais, ce qui symbolise la création de l’univers – de l’UN au Multiple. Donc là on a une tradition qui ne veut pas mentaliser la perception de l’univers, mais qui contient aussi les bases de la numérologie, car les langues anciennes utilisaient la plupart du temps les lettres pour compter.

La plupart des traditions ont la conception du un, qui est le Tout primordial (soleil), puis le deux, la polarité mâle et femelle, qui engendrent comme le décrit le Kojiki, la totalité des êtres.

Le trois (mercure) exprime, le quatre est construction des choses.

Le cinq se libère du cadre le six forme le foyer familial vénusien, le sept  (saturne) mentalise, le huit (Pluton) développe la puissance, le neuf (uranus) finit et constitue l’aboutissement des cycles.

On a souvent basé l’interprétation des cycles sur les planètes, que les gens pouvaient voir à l’œil nu, soit un cycle de sept.

Les planètes reflétant les couches de l’univers, soit ce que j’appelle les corps subtils.

Il y a des systèmes qui utilisent sept plans ou sept mondes spirituels, d’autres neuf. Le bouddhisme japonais utilise le neuf. Les neufs mondes d’Amida Butsu , Amida étant le dieu du monde des ancêtres. Il a été incorporé dans le bouddhisme certainement par les zoroastriens, issu de la divinité de la lumière bouddhisée sous la forme de Amitabha (lumière infinie) et Amitayus (vie infinie). On revient à une façon de nommer le grand Tout.

La pensée analogique ou magique, permet d’exprimer ou de traduire les idées subtiles en mots. C’est une traduction mentale de l’activité de la conscience non mentale.

Au delà du langage, le monde des esprits. Les esprits n’ont pas besoin du langage pour communiquer, aussi si on entre en contact avec eux, l’essence des idées se transmet sans mots.

Le sens se transmet sans mots.

 

 

 

 

 

 

 

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