Bato Kannon Sama 馬頭觀音


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Statue japonaise de Bato Kannon.

Bato Kannon est une divinité protectrice du Japon.

Il y a pas mal de fausses informations sur cette divinité.

Elle est présente sous la forme de bornes ou de petites statues à tête de cheval ou une simple gravure de son nom dans la pierre , au bord des routes.

Elle joue le rôle entre autres, de protecteur des voyageurs, comme saint Christophe en occident.

Elle a d’autres aspects. Avant les statues bouddhistes, il y avait déjà des protecteurs des voyageurs sous la forme de pierres ou de personnages, qu ‘on peut encore observer au Japon.

Il est donc possible que la divinité d’origine hindoue, véhiculée par l’introduction du bouddhisme, désigne en fait un ensemble de déités pré bouddhistes qui ont été incorporées dans la culture japonaise sous la forme de Bato Kannon, et qui est peut être une catégorie d’esprits protecteurs des voyageurs, aussi bien que des chevaux, et de l’âme des animaux.

Du point de vue du panthéon bouddhiste japonais, Bato Kannon est considéré comme un des aspects de Kannon bosatsu, soit le Bodhisattva Avalokitesvara. Cet être est censé prendre des formes différentes adaptées au moyen de sauver les âmes des différentes sortes d’êtres vivants ou non vivants physiquement. Bato Kannon est spécialisé dans le sauvetage des âmes des animaux, par le fait et par association du fait qu’il a une tête de cheval.

La tête de cheval provient de son origine dans le panthéon hindou, où il se nomme Hayagriva et est un avatar (incarnation divine) de Vishnou. Qui se serait formée/émanée du dieu principal Vishnou, l’aspect protecteur de l’univers de la divinité suprême.

Comme il y a beaucoup d’adeptes du bouddhisme en occident, on cache souvent que l’origine des divinités incorporées dans le bouddhisme ont été en réalité prélevées dans le panthéon hindou. Il n’y a souvent que l’interprétation bouddhiste qui est donnée, qui diminue les caractéristiques originelles des divinités.

Dans l’hindouisme, il est donc le dieu de la connaissance et de la compassion. Son culte en Inde est daté de 2000 ans avant JC.

Hayagreeva

 

 

 

 

 

 

 

 

Version hindoue Hayagriva.

Il est vénéré en Inde en particulier au commencement d’un cycle d’études. Il symbolise la lumière de la connaissance qui repousse les ténèbres, sa parèdre est Marici dans les tantras hindous, elle est l’aspect féminin de Hayagriva, étant la déesse du soleil et de la lumière et la force vitale de tous les êtres.

Hayagriva dans l’Inde, est aussi le cheval divin qui pousse le soleil dans le ciel (faisant apparaître la lumière).

Dans la mythologie hindoue, les démons ont fait tomber les dieux, et le Dieu Vishnou est apparu sous la forme d’Hayagriva pour sauver l’univers et rétablir la sagesse.

Il est dit dans certains textes qu’Hayagriva a lui-même écrit les Védas.

Une autre légende raconte l’histoire d’un démon qui fit une ascèse pour devenir invulnérable, et portait le nom Hayagriva. Les dieux n’arrivant pas à le vaincre, la déesse Durga a ordonné de mettre la tête d’un cheval blanc à Vishnou afin de vaincre le démon, et apparut alors le vishnou Hayagriva divin et capable de vaincre le démon.

Dans tous les cas, Bato Kannon / Hayagriva est une divinité capable de lutter contre les démons, que ce soit dans l’hindouisme ou le bouddhisme. Chez les tibétains et les mongols, son culte s’est répandu chez les éleveurs de chevaux pour les protéger contre les démons.

Mantra de Bato Kannon : On Amirito Dohanba Un Hatta.

Note : « on » se pronance O-N- E . le « u « se prononce « ou ».