Baptème cathare (Bogomile) et faux regrets romains. (l’empire n’a jamais pris fin)


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Croix Gnostique

Extrait du Missel des Cathares :

Quand un croyant a été soumis à la tempérance et si les chrétiens sont d’accord à lui faire l’initiation (une prière — oratio), qu’ils se lavent les mains, ainsi que les croyants qui seront présents par hasard. Ensuite un des “bonnes gens” (boni homines chez les auteurs latins, bos homes chez les provençaux s’appellent les bogomiles parfaits), celui qui vient après le doyen, doit agir ainsi : qu’il fasse trois inclinations au doyen, qu’il mette une table, qu’il s’incline trois fois encore et qu’il mette une nappe sur la table, et après trois autres inclinations qu’il mette l’Évangile sur la table et qu’il dise : Bénissez-nous et soyez miséricordieux ! Ensuite le croyant doit faire une inclination et prendre le livre (évangile de ST Jean) des mains du doyen. Alors le doyen doit le persuader et lui faire un sermon avec les témoignages des livres sacrés. »

L’Eglise (comprendre « l’église catholique romaine », celle qui tue les chrétiens qui ne suivent pas l’empereur romain) demande pardon pour le massacre des cathares ( ?) :

La communauté catholique de l’Ariège entame une démarche de pardon pour le massacre des cathares survenu au XIIIe siècle, au château de Montségur, dans le cadre du jubilé de l’année de la miséricorde lancé par le pape François.

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/23/2424817-l-eglise-demande-pardon-aux-cathares.html#8GA5OGpzVUDCEsSO.99

Des plaies restées à vif depuis plus de huit siècles. Désormais, il s’agit de les panser. Dans le cadre du jubilé de la miséricorde initié par le pape François, la communauté catholique de l’Ariège a décidé d’entamer une démarche de pardon pour le drame des cathares survenu à Montségur au XIIIe siècle. Considérés comme des hérétiques, deux cents d’entre eux périrent sur un bûcher érigé sur le Prat del Cramats, aux alentours du château, le 16 mars 1244. 

Un pan de l’histoire régionale sur lequel l’Église catholique de l’Ariège croit bon de revenir à l’occasion d’une messe qui sera célébrée le 16 octobre prochain en l’église de Montségur. «C’est une démarche locale qui s’inscrit dans une autre qui est globale. Dans la tradition judaïque, le jubilé incite au pardon. Une sorte de remise à zéro des compteurs, explique le père Édouard de Laportalière, à l’évêché de Pamiers. De la même façon que le pape François a déjà demandé pardon aux Vaudois ou parlé de »génocide » – un terme très fort – envers les peuples autochtones du Mexique, on s’est dit que c’était l’occasion de purifier la mémoire de l’histoire locale qui reste encore blessée. Mais il faut replacer tout ceci dans son contexte et arrêter avec une vision caricaturale et binaire des événements.» 

Un florilège de légendes

Retour au XIIIe siècle. En pleine croisade des Albigeois, l’Église et la royauté font front commun pour faire disparaître cette frange dissidente du christianisme. D’une part, parce que les cathares sont déjà un symbole de liberté. Reniant le concept même du pouvoir, ils s’éloignent de Rome. D’autre part, ils refusent de se soumettre à la dîme royale. En outre, la pratique de leur religion n’est astreinte à aucun sacrement ou lieu de culte. «C’était très facile à vivre et le pouvoir, c’était le diable», confirme Michel Sabatier, adjoint au maire de Roquefixade, membre du groupe de recherches archéologiques de Montségur et spécialiste de la question en Ariège ». 

A noter que cette demande de pardon est purement hypocrite, car ils ne cessent en même temps de critiquer les conceptions cathares, en les modifiant complètement, pour  essayer de faire croire que leur culte était faux (la liberté, c’est mal) , alors qu’ils étaient disciples des Bogomiles, et que des études modernes sur les pratiques Bogomiles montrent qu’ils n’étaient pas vraiment différents des autres chrétiens au niveau conceptions et pratiques, mais qu’ils n’acceptaient pas la déviation par rapport au christianisme primitif, et la soumission et la compromission avec les oppresseurs royaux et les castes aristocratiques.

La gnose ne se caractérise pas par le dualisme ou l’exigence ascétique, mais par le non sectarisme qui intègre et reconnaît la sagesse des courants spirituels préchrétiens, les étudie et en intègre les données spirituelles les meilleures.

Ce sont les caractéristiques des véritables traditions spirituelles humaines.

Les formes du christianisme primitif ou premier qui n’a pas été modifié par les sectes romaine ou d’autres, sont accessibles aux chercheuses/chercheurs, par les découvertes de textes préservés qui ont traversé l’histoire à l’abri des manipulateurs.

Liens :

Evangile de Thomas (Nag Hammadi) :

Cliquez ici évangile de Thomas

Texte intéressant sur l’Eglise Bosniaque, bogomiles et cathares et la différence avec ce qu’affirme l’église catholique :  « Les « chrétiens » de Bosnie et des régions avoisinantes sont-ils dualistes ? Les écrits des controversistes et des polémistes latins affirment que les partisans de l’Eglise bosniaque professaient une sorte de dualisme mitigé. Au contraire, les sources propres aux « chrétiens bosniaques » laissent entendre que ceux-ci reconnaissaient la Trinité, admettaient Jésus comme le Fils de Dieu, croyaient que la grâce est indispensable pour le salut des hommes, pratiquaient l’aumône et priaient pour leurs défunts. Ils rejetaient toutefois les sacrements, le serment et se servaient d’un rituel analogue à celui des cathares occidentaux ».

Lien :

Cliquez Ici doc Eglise bosniaque

( source : Šanjek Franjo. Les « chrétiens bosniaques » et le mouvement cathare au Moyen Age. In: Revue de l’histoire des religions, tome 182, n°2, 1972. pp. 131-181; doi : 10.3406/rhr.1972.9910 http://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1972_num_182_2_ )