Cathares, Gnostiques et sexualité

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Maria Magdalena n’est pas une prostituée mais la femme spirituelle souvent représentée Nue et Pure. Féminin sacré anti machiste. Dans la Gnose, la femme représente l’âme de l’univers.

On présente en général les « cathares », qui se nommaient bons hommes, ce qui dérive de bogomiles, comme des ennemis de la chair et du monde physique.

En réalité, comme ils proviennent du gnosticisme,  leur attitude envers les règles religieuses de leur époque est contestataire et mal interprétée.

Ils n’avaient pas de raison de rejeter les corps et la sexualité, mais la structure hiérarchisée de la société qui était un système de domination qui détruit l’élément spirituel et oppresse les âmes, ou individualisation du saint esprit.

Le mariage physique n’était pas considéré comme véritable, mais le mariage spirituel était l’union de la personne avec sa partie divine, traduit dans les  textes de l’inquisition comme union de l’âme avec l’esprit.

Le mariage des corps n’était pas vu comme un mariage véritable, mais comme ils « croyaient » à la réincarnation, les véritables unions sont la rencontre des âmes sœurs et le mariage des âmes, qui est à la fois physique et vécu au niveau spirituel.

L’hyper valorisation de la virginité dans la société catholique n’avait pas de sens car elle ne concerne que le corps physique.

La virginité n’a aucune valeur spirituelle, c’est pour cela que les gnostiques ne trouvent pas de valeur dans la « vierge Marie », qui avait en réalité plusieurs enfants, et n’était pas vierge. Les historiens savent bien que les textes des évangiles présentent Jésus comme ayant plusieurs frères, la doctrine catholique donnant une fausse interprétation, a inventé que les mentions des frères de Jésus signifient « cousins ».

C’est en fait le terme « vierge »  qui a un autre sens dans l’antiquité.

Les gnostiques qui sont les protos chrétiens et aussi les cryptos chrétiens, ne valorisaient pas la virginité, mais la spiritualité, c’est la raison pour laquelle ils vénèrent Maria Magdalena, qui était la version féminine du Christ, qui lui-même n’est pas un personnage historique, mais un archétype. Maria de Magdala étant  la parèdre et l’aspect féminin de la divinité, comparable avec la Shakti hindoue, la Chekina de la kabbale hébraïque.

C’est la raison pour laquelle le mythe Bogomile (et donc Cathare) parait absurde si on croit à la matérialisation du mythe, Jésus passe par une oreille de sa mère et ressort par une autre oreille.

Cela n’a aucun sens matériel, pour ne pas risquer que les gens se mettent à interpréter le mythe comme une réalité historique, ce que font même les bouddhistes pour la vie du bouddha Siddhârta. Sa vie est un symbole, il naît par l’aisselle de sa mère après qu’elle ait rêvé d’un éléphant blanc, et elle se nomme Maya, ce qui signifie illusion cosmique.

Elle meurt  ensuite car l’illusion ne peut vivre en même temps que l’éveillé, ce qui n’est qu’une métaphore que tous les bouddhistes du monde croient une histoire qui a vraiment existé physiquement. Bien que les archéologues qui ont recherché les vestiges de la ville citée dans les écritures bouddhistes, ont trouvé qu’il n’y a rien à cet endroit !

Le mythe bouddhiste introduit également le machisme religieux, la femme étant sous humaine pour le bouddhisme originel et elle est la porte de ce monde de souffrance.

Elle a un mauvais karma, et doit donc accéder en suivant les préceptes, à une réincarnation masculine pour finalement atteindre l’éveil en disparaissant dans le nirvana impersonnel.

Pour les Gnostiques chrétiens, l’âme ne peut rester enfermée aussi longtemps dans la matière, et si elle doit y passer plusieurs vies, elles ne peuvent excéder 7 ou 9 fois avant de retrouver le monde spirituel. En réalité, les êtres doivent retourner dans le plan spirituel même inconsciemment, par le sommeil profond,  la nuit, qui est un passage dans les différents corps subtils. Sauf si on est initié, ce qui signifie que la porte est ouverte entre la conscience extérieure et la partie spirituelle, qu’il n’y a plus d’inconscience des corps subtils.

L’homme ou la femme conscients spirituellement n’ont pas d’inconscient.


Djelem, djelem, est l’hymne de la communauté Rom. Interprétée par Sandra Sangiao (qui ressemble à Marie Magdalena).

Les Roms vénèrent Sainte Sarah, que certains, inspirés par la tradition Gnostique, croient être la fille de Jésus et de Maria Magdalena.

La tradition provencale, raconte que Marie de Magdala, Marie Jacobé, Lazare le ressuscité, Sainte Sarah et Joseph d’Arimatie (porteur du Graal contenant le sang de Jésus) accostèrent aux Saintes Maries de la Mer, fuyant les persécutions, et finirent leur vie en France. Selon une variation, Sarah n’aurait pas été avec mais était une prétresse païenne qui les a accueillis.

Sarah étant considérée comme egyptienne par les catholiques, les Roms étant nommés par erreur « gypsy » (egyptiens) parce que les gens croyaient qu’ils venaient d’Egypte, ont adopté Sainte Sarah comme patronne, bien qu’il s’agisse plus vraisemblablement  de la déesse Kali, les ancêtres des Roms venant d’Inde il y a longtemps. Ils ont surement conservé la tradition de leur ancienne déesse.

Ils l’appelent toujours Sara la Kali.