Carlos Castaneda et ses détracteurs ambigus.

Je lisais des articles sur les disparitions mystérieuses des disciples féminines de Carlos Castaneda après son décès.

On peut lire tellement de choses sur internet, surtout en anglais.

J’ai également trouvé un article qui cite ses principaux détracteurs,  notamment un, Courtney Fikes, qui a écrit un livre pour critiquer Castaneda. Il explique que lui-même, universitaire diplômé en anthropologie, trouve hallucinant le passage où Castaneda prétend être en contact avec l’esprit Mescalito, car selon lui, les Yaquis n’ont jamais effectué de cérémonie du peyotl.

Je trouve cela étonnant.

J’avais un ami qui possédait de nombreux documents assez anciens, tous dans le domaine spirituel. Il m’a fait un jour écouter un disque vinyle, de musique Yaqui, jouée pour guider les participants pendant la transe pendant qu’ils ont ingéré du peyotl.

Je me souviens du style de musique, où dominait un rythme lancinant et répétitif de violon.

A l’époque, cet ami m’avait enregistré ce disque sur une cassette.  Je ne l’ai plus, mais le souvenir que j’en avais m’a fait recherché sur le net si je pouvais la retrouver, ce qui n’est pas le cas. Cependant on trouve facilement des musiques Yaquies qui sont exactement dans le style de celle que j’avais, et qui semble très courante chez les Yaquis.

J’ai ma propre opinion en ce qui concerne les ouvrages de Castaneda, mais pas du même genre.

Je crois qu’il a commencé à dévier à un certain moment, particuliairement au moment où il est allé en Inde. Il a été influencé par Rajneesh, chez qui il a organisé une réunion privée avec ses proches. Mais son succès et la vue des déviances en particulier vis à vis des femmes, de Rajneesh, qui avait créé un énorme Harem, a influencé Castaneda, qui s’est mis à se comporter comme un prédateur en profitant de l’influence que lui avait donné ses livres précédents.

De fait son enseignement est devenu de plus en plus commercial et sectaire.

A moins que ce ne soit qu’une apparence, et qu’il ait été attaqué par les êtres obscurs. Je connais ce phénomène, ils s’infiltrent dans tout groupe qui au départ avance en connaissance spirituelle, puis commencent à le faire dévier, jusqu’à en prendre le contrôle complet.

La romancière Joyce Caroll Oates pensait que les livres de Castaneda relèvent plus de l’art que de l’observation, mais ajoutait :  «Il n’est pas possible de s’empêcher de penser que Carlos Castaneda a vécu une expérience terrifiante, immense, ineffable. Quelque chose qui l’a définitivement métamorphosé».