Saint Jacques le Majeur et la démocratie spirituelle.

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Si pour les européens en général, le pèlerinage de saint Jacques de Compostelle est un rite catholique, pour les chercheurs spirituels, qui ne se limitent pas à une interprétation sectaire et endoctrinée, le sens du pèlerinage possède une autre dimension.

Le pèlerinage est un voyage extérieur mais également un circuit intérieur de l’âme. De tous temps, les êtres humains, et certainement également les animaux, ont perçu que l’âme existe et qu’elle peut se déplacer, non pas dans le sens matériel et physique, mais qu’il existe un espace immatériel et mystérieux dans lequel elle peut se mouvoir.

En particulier, bien que cette âme puisse se déplacer surtout lorsque le corps physique se trouve en repos, les différentes civilisations humaines se sont préoccupées de ce qui se passe pour l’âme humaine ou essence d’une personne, après la fin de son corps physique dit terrestre.

Le voyage en bateau sur la mer était souvent une métaphore de la traversée des plans invisibles par cette âme après qu’elle ait quitté son enveloppe charnelle et qu’elle se déplace pour rejoindre un monde  paisible et sauf, que l’on appelle un paradis, monde des ancêtres purifiés, monde blanc, monde des âmes libérées…

L’analogie entre le déplacement d’un lieu vers un autre, et le déplacement métaphysique a souvent prit la forme de récits légendaires.

Les druides suivaient des circuits physiques qui reflétaient des chemins métaphysiques représentés par les configurations stellaires. Ainsi le pèlerinage de Saint Jacques a hérité de ces traditions celtes, qui ont été christianisées, comme les troménies bretonnes, après que la Gaule ait été christianisée par les germains, Clovis puis Charlemagne.

C’est pourquoi l’on trouve des récits, considérés comme des faux par les historiens modernes, de la fondation du pèlerinage par Charlemagne.

Pour les catholiques, le but du pèlerinage est d’honorer l’apôtre en se rendant jusqu’à sa tombe située en Galice espagnole.

En réalité, pour les historiens, il n’y a pas de corps de Saint Jacques le majeur à cet endroit. La Galice est comme son nom l’indique une région celtique de l’Espagne. Ce qui n’est jamais mentionné dans le milieu catholique.

On parle de la voie lactée comme la métaphore du chemin des âmes après la mort, ce qui était une conception celte (que l’on retrouve dans la prière de Merlin), reprise et toujours suivie par les pèlerins du Moyen âge, dont on évite soigneusement de citer l’origine celtique, pour ne pas dévoiler le mensonge de l’endoctrinement religieux.

En effet, un pèlerinage sans corps, qui suit un circuit ésotérique celtique, donc païen, qui est présenté comme le symbole du christianisme de la branche autoritaire catholique, pourrait faire poser des questions sur le reste des endoctrinements enracinés depuis les rois germains sur l’identité chrétienne de la France que prônent certains.

Le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle est le chemin de la voie lactée des celtes, et des shamanes, qui est la voie de  lumière qui mène à la force originelle. La voie lactée est composée d’étoiles, dont le grand nombre compose la lumière dans laquelle les âmes vont fusionner dans l’unité, sans perdre leur identité individuelle, mais également sans séparation.

Le tombeau de Saint Jacques est le lieu sacré celte du Dieu Lug, qui signifie « lumineux ».

Les anciens utilisaient la correspondance entre le monde céleste des étoiles et la terre, pour capter les énergies, et les faire agir sur le destin des gens.

Le pèlerinage de saint Jacques a repris une certaine fonction de relier les humains aux étoiles, d’entrer en contact avec l’énergie de la terre (le parcours final se faisait pieds nus).

Saint jacques est maintenant le guide des âmes qui cheminent vers l’immortalité du monde de lumière dont lui-même est un agent et une manifestation, un passeur des âmes des ténèbres à la lumière incréée du monde blanc.

Il est au-delà des conflits et des séparations, tout en étant chrétien, il participe à la lumière blanche telle que l’ont connue les druides, les kabbalistes, les anciens shamanes. Cette lumière incréée est indestructible, c’est elle qui confère l’immortalité, et se trouve contenue dans le chaudron celte de la déesse, devenu le graal du christianisme médiéval.

On peut la retrouver dans d’autres traditions, évoquée dans les légendes et symboles dans toutes les civilisations.

Il s’agit d’une chose naturelle, car c’est la patrie originelle des âmes de tous les êtres vivants, même si ils l’ont momentanément oubliée…

C’est aussi le déplacement de l’âme dans les dimensions des corps subtils, du physique jusqu’au corps causal. Dans ce voyage, Saint Jacques peut nous guider puisqu’il est intégré dans cette lumière incrée.

Nous sommes de toute façon tous des pélerins.

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