Aurobindo le gnostique.

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On constate souvent chez ceux qui s’inspirent des enseignements (très indirectement) de Sri Aurobindo, un idéalisme qui ne prend pas conscience du combat réel qui se livre contre les forces adverses,  qui continuent de menacer l’humanité d’extinction. Ces combats de l’invisible étaient ceux d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, comme de ceux qui travaillent réellement à la libération. Tant qu’on n’a pas de confrontation directe avec l’Asura, on est dans un niveau où on ne le  dérange pas. A la limite, on y est soumis sans le savoir, voire on coopère avec les valeurs qu’il  sait faire suivre à ceux qui sont endormis dans leur rêve de vie fantasmée…

Aurobindo disait , en essayant d’écrire son épopée « Savitri », qu’il était tout le temps dérangé dans son travail d’écriture, par les conflits entre le diable et l’humanité… Il devait intervenir.

Et avait du mal à écrire.

Il parle du « Supramental, ou « Gnose ». Personne ne semble avoir conscience, que les descriptions de la vie transmises par Aurobindo et Mirra Alfassa, ainsi que les enseignements de Max Théon et Alma, sont les mêmes que ceux des Cathares, des Bogomiles et des anciens Gnostiques, qui étaient engagés dans le combat contre l’usurpateur, mais aucun ne l’a encore vaincu. Aurobindo pensait arriver à faire descendre le plan d’énergie et de force Gnostique (divin) sur la terre afin de finaliser la libération et la « spiritualisation de l’humanité terrestre ». Quand à Théon et Alma, ils nommaient cette force le « Pathétisme ».

Le combat gnostique dans les Védas :

Sri Krishna distingue ceux qui recherchent la lumière, l’harmonie et l’équilibre en cultivant la nature « devique » (c’est-à-dire la nature d’un Deva, ou le pouvoir / l’être divin / le dieu à travers l’équilibre  Satwique) contre ceux qui mettent l’accent sur la nature  » Asurique  » (c’est-à-dire la nature d’un Titan plié au contrôle, à la domination et à l’infliction de la douleur, par la nature Rajasique / Tamasique).

Sri Aurobindo commente: « Ce sont les représentants humains des Devas et des Danavas ou Asuras, les Dieux et les Titans. Cette distinction est très ancienne dans le symbolisme religieux indien. L’idée fondamentale du Rig Veda est une lutte entre les Dieux et leurs opposants sombres, entre les Maîtres de la Lumière, les fils de l’infini et les enfants de la Division et de la Nuit, une bataille dans laquelle l’homme prend part et qui se reflète dans toute sa vie intérieure et ses actions « .

La bataille de Kurukshetra est en fin de compte, un conflit entre ceux qui agissent sur les principes hauts et nobles et les idéaux des Devas confrontés à ceux qui accumulent le pouvoir pour le service de leur propre satisfaction égoïste, les Titans ou Asuras. Arjuna est le représentant des Devas et son rôle est d’aider l’humanité à progresser dans une étape où l’équilibre noble, éthique et harmonieux règle la société.

Sri Aurobindo, Essais sur le Gita , deuxième série, partie II, chapitre 17, Deva et Asura, p. 454-455

La nature Asurique

Le type de nature Asurique montre le pouvoir d’action, d’intelligence et de conduite, mais ceux-ci, au lieu d’être consacrés à l’harmonie croissante, à la lumière et au bien-être pour tous, dans une volonté et une compassion universelles, se concentrent plutôt sur l’accomplissement du désir et la levée et l’agrandissement du moi. L’Asura ne s’occupe pas de l’équilibre, mais cherche plutôt à dominer, contrôler et maîtriser tout le monde et tout ce qui se trouve sur son chemin. Aveuglé par l’ambition, la cupidité et la convoitise du pouvoir, et ivre avec les fruits de l’acquisition, l’Asura ne laisse rien l’arrêter dans son chemin de domination. De tels individus deviennent aveuglés à toute sorte d’équilibre harmonieux et sont disposés à sacrifier d’autres vies, à causer d’énormes souffrances et à détruire l’harmonie du monde s’ils croient que cela favorise leur ambition.

«Ils (les Asuras et humains de nature Asurique) ne voient naturellement dans le monde que le jeu énorme de la satisfaction de soi; leur monde est un monde avec le désir comme cause et  force de gouvernance, un monde de hasard, un monde dépourvu de juste relation et un Karma lié, un monde sans Dieu, pas vrai, non fondé sur la Vérité « .

« L’homme asurique devient le centre ou l’instrument d’une action violente, titanesque,  une puissance de destruction dans le monde, une source de blessures et de mal. Arrogantes, pleines d’estime de soi et ivres de leur fierté, ces âmes mal orientées se trompent elles mêmes, persévèrent dans des objectifs faux et obstinés et poursuivent la résolution impure et impie de leurs désirs.

« Dans l’égoïsme de leur force et de leur pouvoir, dans la violence de leur colère et de leur arrogance, ils détestent, méprisent et rabaissent le Dieu caché en eux-mêmes et le Dieu en l’homme. Et parce qu’ils ont cette fière haine et mépris du bien et de Dieu, parce qu’ils sont cruels et mauvais, le Divin les enfonce continuellement dans de plus en plus de naissances asuriques. Ne le cherchant pas, ils ne le trouvent pas, et enfin, perdant complètement le chemin vers lui, tombent dans le statut le plus bas de la nature de l’âme …  »

La douleur et la souffrance qui entourent la naissance d’Asuriques ne se limitent pas seulement à celles qui ont un impact sur le monde, mais se répandent sur l’âme entraînée par cette force incessante de désir qui se dérobe à la substance intérieure de l’âme.

Sri Aurobindo, Essais sur la Gita , deuxième série, partie II, chapitre 17, Deva et Asura, p. 456-458

Comme tous les êtres, l’Asura a aussi sa destinée. Il doit être anéanti ou subir une conversion et une transformation. Mais ils ne peuvent le faire que par un corps humain en raison de la présence de l’être psychique. L’homme a un rôle à jouer dans ce conflit entre les Devas et les Asuras. Son âme est le champ de bataille où les pouvoirs de la Lumière et des Ténèbres se rencontrent et luttent. Il doit faire un choix, un choix décisif pour ainsi dire. C’est l’homme qui prête le pouvoir à l’action de l’Adversaire et c’est l’homme qui peut le faire fuir.

Aurobindo.

A noter que le concept de «  l’être psychique », est exactement le même que celui des Bogomiles. Les Bogomiles disaient que Lucibel (l’Asura) avait créé le monde physique, en s’emparant du plan astral, et voyant cela le vrai Dieu avait émané de lui même l’âme, qui se logea dans chaque être de la terre, afin de ramener les êtres créés vers lui.

Quand j’ai rencontré Mme F. B., la dernière initiée du groupe Cosmique (groupe de disciples de Théon et Alma qui avaient initié Mirra Alfassa) j’ai retrouvé exactement la même vision occulte et le travail qu’elle faisait pour créer un pont entre les plans spirituels et le monde physique. Elle croyait avoir réalisé « la grande traversée », c’est-à-dire établit le lien entre le monde divin, et la traversée des plans astraux (nommés le plan Nerveux dans le jargon du Groupe Cosmique) occupés par les forces adverses.

Quand je lui ai dit qu’elle se trompait, elle a dit à ses disciples de ne plus me parler ni d’entrer en contact avec moi. Mais ils ont eu la preuve quelques mois après (de son illusion et des ses fausses affirmations)… Elle avait cependant un niveau très avancé, mais certains se perdent dans les plans spirituels à force d’y plonger, et n’arrivent plus à discerner où ils sont. Ce que j’avais compris lorsqu’on m’a mis en relation avec elle.

Comme j’ai critiqué Satprem, les suiveurs ne comprennent pas pourquoi, je dirais qu’à un certain moment, selon mon point de vue, il a été dévié par les Asuras, et s’est enfoncé dans une « lumière bleue » asurique. En même temps ils agressait les gens autour de lui, et sa compagne Sujata aussi, était devenue méprisante envers les « humains », un signe de l’orgueil asurique. Je n’ai rien contre eux, plutôt désolé de les voir tomber après tous ces efforts, mais on ne peut mentir.

Avant de vouloir atteindre de tels plans, je conseille plutôt aux gens de revenir vers la vision des initiés occidentaux qui avaient déjà prix conscience de l’enjeu occulte qui se déroule sur la terre. Y compris un écrivain comme Philip K. Dick, qui était confronté aux forces asuriques et a essayé de comprendre ce qui lui arrivait, alors qu’il n’avait aucune connaissance de ces sujets, mais il l’a vécu.