Morvan ésotérique

En réalité, le lieu où s’est le plus conservé le type et la culture celte, gauloise, est le Morvan, et non la Bretagne.

Etrangement, c’est également le lieu où l’on retrouve le cœur du Gnosticisme, dans le sens ou là se trouve le tombeau de Marie Madeleine (Vézeley, ancien lieu druidique), la Sophia des gnostiques chrétiens…

La rencontre et le confluent des traditions celto gauloises et Gnostiques (christianisme ésotérique).

Il est connu que c’est également le lieu où les druides gaulois ont investi Vercingétorix dans sa mission mystico politique de bannir les romains afin de sauver l’ancienne tradition, et ainsi de mettre une barrière à l’invasion des forces Arimaniennes qui allaient envahir le monde. Malheureusement , mise en échec.


Le patois morvandiau

A l’école de Saint Brisson, les élèves apprennent le patois morvandiau

Le Bourguignon est une langue romane du domaine d’oïl. Il est constitué de vieux français (lui-même constitué de latin), de gaulois et autres mots celtiques. Les Burgondes ont apporté du vocabulaire administratif au dialecte bourguignon.

Il est aussi constitué d’ancien hollandais et d’ancien allemand. Le premier provient essentiellement des règnes des ducs de Bourgogne sur les Pays-Bas, par exemple, « couque » (pain d’épice) est issu du vieil hollandais kooke (gâteau).

Le Morvandiau est une variété du bourguignon influencée par les parlers du centre à l’ouest qui se caractérise par quatre grandes variantes :

le Sédelocien (proche des parlers de l’Auxois)

le Morvandiau du nord-ouest (Lormes, Vézelay…) avec des influences des parlers du Centre-Val de Loire

le Morvandiau central (Montsauche-les-Settons, Ouroux-en-Morvan, Gien-sur-Cure, Planchez…)

Le Morvandiau de la montagne (Château-Chinon, Arleuf, Glux-en-Glenne, Fâchin…)

La grande différence entre ces variétés est l’utilisation de « ç’ost » . C’est au nord d’une ligne Montreuillon-Moux-en-Morvan et de « y’ost » , au sud de cette ligne, de même le son « j » se transforme en « y » au sud de cette ligne, par exemple « gaujer » au nord (prendre l’eau) devient « gauyer » au sud.

De même, selon une ligne est-ouest de Saint-Brisson à La Celle-en-Morvan, on différencie le parler : à l’ouest on dira un « s’vau » et « eine sarotte » et à l’est un « ch’vau » (cheval) et « eune charotte » (charette), d’où l’utilisation du « ç » dans de nombreux textes morvandiaux.

Ouvert largement aux influences extérieures (Bourgogne et Nivernais), le Morvan a connu également des forces de conservation (nasalité de type médiévale, maintien de diphtongue de coalescence devant palatale, il constitue une butte témoin du bourguignon (Claude Régnier dans Les parlers du Morvan, académie du Morvan, 1979). Le Morvandiau semble aussi apparenté au francoprovençal, en particulier par la présence d’un pronom neutre issu de « hoc » et par l’orientation du vocabulaire, ce qui confirme la thèse de Wartburg suivant laquelle la frontière Oc-Oïl était autrefois bien plus septentrionale que de nos jours (W.V. Wartburg, La fragmentation linguistique de la Romania, trad. Allières Slaka, Paris, Klincksieck, 1967, Bibliothèque française et romane)