« Da Vinci Code » n’est pas Gnostique

Le Da Vinci Code est un roman qui se base sur des faux  concernant la soi disant filiation divine de la lignée royale mérovingienne.

Le fait qu’il dise que Marie Magdeleine et Jésus étaient un couple qui avait une fille Sarah, et que le Graal était en réalité la fille de Jésus, porteuse de son sang divin, est parfois interprété comme Gnostique.

Il s’agit d’un scénario basé sur des livres dits ésotériques qui sont en réalité de la  propagande de groupuscules royalistes.

Le Prieuré de Sion, présenté comme une organisation secrète chargée de garder le secret de cette filiation, n’a jamais existé en temps que société secrète, mais est une association 1901 créée en 1956. Il s’agit de mystification de nostalgiques des régimes royalistes.

Il existe de nombreuses légendes en France qui présentent les membres de l’entourage de Jésus comme ayant fui les persécutions romaines et ayant débarqué aux Saintes Maries de la mer.

Les reliques de sainte Marie Magdeleine sont à Vézelay, et sont considérées par les historiens comme des faux créés par l’église catholique pour alimenter les finances de l’église, en provoquant des pèlerinages.

La royauté française a toujours voulu être reconnue « de droit divin », bien que sa lignée ne remonte pas aux gaulois, mais a été créée pour des raisons politiques par le germain Clovis.

Le trafic de reliques a fait qu’en France il existait plusieurs corps de Saint Jacques le majeur, dont les différentes églises se disputaient l’authenticité au Moyen Âge.

Les Gnostiques chrétiens considéraient la divinité comme à la foi mâle et femelle, d’où le fait que Jésus et Marie Magdeleine puissent représenter les aspects mâle et femelle de la divinité, dont l’union formait l’Unité suprême et spirituelle.

Il s’agit d’éléments symboliques et métaphysiques, que l’on retrouvait également chez les Cathares.

Ils ne considéraient pas la royauté comme un régime instauré par Dieu, mais comme un système totalitaire provenant du démiurge mauvais, un système d’injustice dont il fallait se libérer.

Le Graal, est une christianisation du thème celte plus ancien, qui était également un symbole, le chaudron de la déesse Ceridween, le chaudron d’immortalité.

La déesse représente la nature, qui plonge les âmes dans le chaudron (la vie cosmique) afin de les « travailler », afin d’atteindre  la connaissance (Gnose), et l’immortalité.

L’immortalité étant la possession de la nature spirituelle, originelle de sa propre essence indestructible.

Il faut savoir que la plupart des sociétés chrétiennes ésotériques sont d’essence catholique, royalistes et sont donc anti Gnostiques, les Gnostiques étant pour la justice et la démocratie. Au niveau spirituel pour la libération des âmes de l’emprise du mal.

En ce qui concerne Maria Magdalena, Théodhor pense que ceux qui la vénèrent devraient être prudents de ne pas lui infliger n’importe quel Egregore,  un égrégore est un champ de force collectif  qui dans le cas d’une personne réelle peut l’enfermer dans un rôle  et une identité qui ne correspond pas à sa véritable nature.