Les conceptions de Basilides

Basilides

 

 

 

 

 

 

 

 

Basilides est considéré comme un Gnostique enseignant en Egypte à Alexandrie, dans les années de reigne de Hadrianus, 117 à 138 de l’ère chrétienne. C’était un ascète. Les pères du désert et leurs enseignements deviendront la base des conceptions théologiques catholiques et orthodoxes, bien que les premiers ascètes étaient des gnostiques qui cherchaient à transcender le monde physique pour fusionner avec la Divinité.

Basilides rejetait l’idée de la résurrection de la chair (des corps physiques). Il disait que seules les âmes sont sauvées, les corps ne sont rien. Ceci était la source des attaques d’Irénée contre lui.

Pour les gnostiques le « péché » n’est pas la responsabilité des hommes, mais de « Jéhovah » qui est le Dieu imparfait qui a créé un monde qui piège et asservit les âmes. Le but est de libérer les âmes du monde – prison (pas seulement celles des humains) pour retrouver l’état spirituel, contre la volonté du Dieu créateur qui est un tyran.

Pour Basilides, les vrais chrétiens doivent rejeter l’ancien Testament qui est la relation avec le Dieu mauvais.

De même que l’histoire de la crucifixion de Jésus et le culte de la croix constituant pour lui un culte matérialiste.

Il considérait l’apôtre Paul comme un gnostique qui avait reçu des révélations de façon  métaphysique.(et non par des écritures écrites par des humains).

Il considérait que la liberté sexuelle était bonne seulement si on avait atteint une capacité transcendantale, car sinon la sexualité restait un moyen de maintenir l’humain prisonnier de la matière. Pour lui, quand les âmes auront retrouvé le Plérôme (la conscience spirituelle), l’harmonie se répandra dans tout l’univers, tel que cela aurait été sans le démiurge qui est l’ignorance de la divinité.

Les gnostiques  enseignaient que dans tout être il y a une parcelle de la Divinité.

Comme les chrétiens de la secte catholique ne comprenaient pas ce concept, ils ont dit que les gnostiques croient que la même âme existe dans les animaux, les poissons, les serpents, les arbres et les éléments de la nature.

C’est la même incompréhension qui fait croire aux occidentaux « chrétiens » à l’existence de catégories comme religions animistes, polythéistes, et monothéistes.

Toutes les traditions animistes sont en fait monothéistes dans le sens où elles ont une divinité suprême et des divinités intermédiaires, ainsi que la conscience que les animaux, les plantes et les objets ont un esprit.

Des anciens gnostiques pratiquaient des rituels de fertilité et offraient les fluides sexuels à la divinité, ce qui était basé sur les anciens rites de fertilité pour faire pousser les plantes et se reproduirent toutes choses dans la nature.

Comme les chrétiens intégristes ne comprenaient pas le sens de ces rites sexuels ils les interprétaient comme un blasphème.

Pour les gnostiques, c’étaient des rites qu’avaient pratiqué Jésus et Marie Magdeleine et qui sanctifiaient la nature.

La plupart des gnostiques pensaient que la sexualité vécue seulement au niveau physique liait l’âme au monde du démiurge ignorant, alors que la sexualité reliée au Paraclet permettait de barrer la route au monde d’ignorance et remettait l’harmonie dans le monde physique.