Gandalf et Odin.

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Photo source : lien photo wikipedia

Le nom de Gandalf apparaît sous la forme Gandálfr dans la Völuspá, premier poème de l’Edda poétique, un recueil en vieux norrois du XIIIe siècle. Les couplets 11 à 16 du poème constituent une liste de nains, généralement appelée Dvergatal ou « catalogue des nains », dans laquelle Tolkien piocha également la majeure partie des noms des nains de Bilbo le Hobbit. Ce nom contient les éléments gandr « objet enchanté, employé par les sorciers » et alfr « elfe », et Tolkien le traduit par « Elfe au bâton », expliquant que les Hommes le prenaient pour un Elfe.

Dans les brouillons de Bilbo le Hobbit, le nom Gandalf est porté par le chef des nains (Thorin dans le texte final), tandis que le magicien s’appelle Bladorthin, un nom noldorin difficile à interpréter que Tolkien donnera par la suite à un personnage secondaire du roman.

Gandalf a été comparé à Odin, par Tolkien lui-même dans une lettre de 1946 puis par Marjorie Burns, qui compare l’apparence de Gandalf à celle d’Odin lorsque celui-ci erre dans le monde des hommes : « un vieil homme à la barbe grise qui porte un bâton et porte un capuchon ou un manteau (généralement bleu) et un chapeau à large bords ».

Tolkien a utilisé de façon très directe les mythes nordiques, dont l’Edda poétique, un texte rédigé en vieux norois publié en Islande au 13ème siècle pour écrire ses œuvres du Hobbit et du seigneur des anneaux.

On retrouve également des éléments inspirés de la culture celtique, dans les personnages aussi bien que dans des noms comme Avalonë, la ville la plus proche des terres divines de l’ouest (Avallon étant le nom du monde de l’au delà, nommé l’île aux pommes, fruit sacré des celtes ; qui dérive du mot Abalos, pomme, en gaulois, et représente l’immortalité).

La ville d’Avallon (Morvan) est une ancienne ville celte des Eduens. Le Morvan étant le lieu où s’est le mieux conservée la culture celte (surtout au niveau des esprits gardiens et des esprits invisibles des druides).

Les autres thèmes trouvés chez Tolkien sont issus de l’Edda de Snorri Sturluson, qui constitue une présentation islandaise de la mythologie nordique et de la littérature norroise.

Cependant, si cet Edda vise a conserver les traditions nordiques, il le fait du point de vue chrétien, en présentant les divinités anciennes comme des humains historiques divinisés par erreur par des sociétés qui avaient perdu la foi (chrétienne).

Bien que l’Islande à l’époque n’avait été christianisée que depuis deux cent ans.