Les mystères druidiques de Saint Jacques le Majeur et du Loup.

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Les anciens hommes de mystère ou voyants spirituels, mystiques, considéraient les étoiles comme indicateurs des forces spirituelles, qui se reflétaient sur la terre.

Ainsi le symbolisme des circuits initiatiques dits druidiques, qui ont été christianisés en remplaçant les noms des divinités par des saints, qui héritent alors des fonctions ésotériques des anciennes divinités celtiques et pré-celtiques.

Comme nous le savons, les dolmens existaient  de l’Europe jusqu’au sud de l’Afrique.

Au Japon, les anciens japonais mettaient des menhirs au bord des champs pour augmenter la fertilité et la production des récoltes.

On est confrontés là non pas à une tradition, mais à la mémoire de l’humanité qui connaissait les forces de l’univers, avant que l’humain commence à perdre le sens des choses.

Je parle de druides dans un sens différent du sens habituel pour désigner les mystiques clairvoyants qui suivaient le principe des forces de l’univers, et non pas dans le sens de prêtres celtes. Les yago sont les maîtres des forces, et le nom de iago en espagnol, se retrouve dans Santiago, que l’on traduit en français par saint Jacques. Il est l’homme cosmique qui reprend le symbole archétypique de l’homme universel, du dieu Lug et du loup chien psychopompe qui guide l’âme de la ténèbre vers la lumière, de la vie apparente à la mort initiatique qui est passage vers l’état d’esprit immortel. Cependant la Galice où se trouve le pèlerinage, signifie Gaule et pays gaulois. La partie gauloise de l’Espagne.

La cathédrale de Compostelle, étant bâtie sur un ancien temple romain, lui-même bâti sur un ancien sanctuaire celte, et une source sacrée.

Le pèlerinage des âmes va du monde apparent au monde caché.

Le pèlerinage est un chemin qui est parcouru par l’homme physique, en même temps par l’esprit immatériel, du monde apparent vers le monde invisible.

L’initiation est le passage de l’ignorance à la connaissance du monde réel, de la ténèbre à la lumière, de la vie à la mort et à la connaissance de la vie des ancêtres qui sont dans le monde réel, le monde esprit.

La vie se reflète dans le soleil, sous la forme de l’analogie entre le cycle solaire et celui de la vie de l’âme.

Le pèlerinage est basé sur le parcours du labyrinthe, qui est un accumulateur de l’énergie tellurique reflété par les constellations stellaires. Celui de Compostelle étant basé sur le dieu celte Lug, son corbeau et le chien. Le pèlerinage reflète le monde invisible qui est reflété dans la voie lactée au ciel, qui elle-même débouche sur la constellation du grand chien. La voie lactée étant en rapport avec l’arc en ciel du dieu Lug, dont le messager est le corbeau, et le loup quand il est « gentil » ou bénéfique est le guide de l’âme sous la forme du chien psychopompe, ou aspect shamanique du chien/loup. En réalité, le dieu Lug représente le dieu shaman qui peut prendre les formes du corbeau ou du loup, selon les besoins initiatiques qui se présentent. On dit que la voie initiatique de St Jacques est aussi la confrérie du Loup. On retrouve dans sa légende la reine louve qui avait accueilli les premiers disciples de St Jacques en Espagne, dont le château contient le premier tombeau de St Jacques. Son corps posé contre une roche,  qui sous la puissance émanant de son corps mort, se serait creusée pour former un sarcophage de pierre, son premier tombeau naturel. On voit que dans cette légende,  St Jacques est une puissante divinité et pas seulement un être humain. Lorsque les disciples soulevèrent le corps de leur maître, leurs pieds se couvrirent de petits coquillages.

On trouve chez les celtes et également au Japon des tombeaux qui sont organisés en labyrinthe, reflétant le parcours de l’âme après la mort aussi bien que le parcours initiatique du chercheur initié vivant qui cherche le passage dans l’autre monde dès sa vie présente.

La croisée des chemins représentait dans l’antiquité et dans les voies magiques toujours actuelles, le lieu de contact avec les circuits de l’autre monde.

L’oie et la patte d’oie, qui est en fait la rune Elhaz, se retrouve dans le jeu de l’oie, qui est un parcours de labyrinthe. Et se trouvait dessinée dans la coquille St Jacques, symbole de protection dans le parcours initiatique.