Les visions d’êtres éthériques et la croyance aux hallucinations.

Quand j’étais dans le groupe cosmique, j’ai raconté à la dernière initiée, la dame qui dirigeait le dernier groupe, que depuis mon enfance, je voyais souvent des esprits ou des choses étranges. Et que quand quelqu’un était avec moi, la personne voyait la même chose. Elle m’a dit : c’est sûrement parce que vous avez un « aura matérialisant ».

En réalité, les gens qui voient des êtres incorporels, ont souvent l’impression que ce sont des êtres physiquement présents. Ils ne sont pas conscients qu’ils sont dans une transe, qui fait disparaître la différence entre le monde matériel physique et les plans subtils. Ces phénomènes sont archivés dans les récits de pays qui ont gardé une certaine conscience du « monde invisible », comme le Japon, l’Islande, les récits mythiques et  les légendes du Moyen Age occidental, les récits celtes. Carlos Castaneda a habilement parlé de ce phénomène comme le déplacement du point d’assemblage de la perception.

On trouve également la mention de ce phénomène dans l’ufologie, dans les récits religieux, ce qui donne naissance à des conflits et des débats concernant la réalité de certains évènements.

Par exemple, je lisais un article sur la biographie de Maria Magdalena de Bruce Chilton, un chercheur sur le christianisme primitif.

Chilton explique que Marie était un nom commun, ce qui explique pourquoi le personnage biblique était associé à un lieu appelé Magdala, de sorte qu’elle ne soit pas confondue avec les autres femmes du même nom. Il fait remarquer que la déclaration de Jésus à propos des collecteurs d’impôts et des prostituées ayant de meilleures chances d’atteindre le paradis que le prêtre en chef et les anciens (Matt. 21:27) a amené certains à conclure que Mary Magdalene travaillait dans le plus ancien métier  (la prostitution).

Chilton mentionne également des légendes sur le personnage biblique, telles que naviguer sur un navire sans gouvernail vers la France, léviter pendant sa prière, être la concubine de Jésus selon les cathares, ou avoir des relations sexuelles avec Jésus et concevoir un enfant, comme sur les faux parchemins  produits par Pierre Plantard après la Seconde Guerre mondiale, qui a influencé la fiction populaire The Da Vinci Code de Dan Brown.

Chilton croit que Mary Magdalene était celle dont Jésus avait exorcisé les démons et l’identifie avec les femmes qui ont oint (mis de l’huile consacrée)  Jésus à la fin de son ministère à Mark 14,… Les drapeaux rouges sont soulevés avec les déclarations de Chilton à propos de la rencontre de Marie avec Jésus ressuscité qui n’est qu’une vision. «La vision de Marie-Madeleine, précisément parce que c’était une vision dans le premier récit (Marc 16) et non l’inspection d’un tombeau vide, plaçait Jésus dans le royaume du ciel», écrit Chilton.

« L’idée que Marie-Madeleine a eu une expérience visionnaire de Jésus « ressuscité » n’est pas vraiment évidente, en particulier à la lumière des nombreux autres témoins oculaires du Jésus ressuscité. Paul Maire note que «la théorie« psychologique » ou « hallucinante » serait attrayante si une seule personne avait prétendu avoir une vision du Christ ressuscité, peut-être Marie Madeleine, qui avait peut-être déjà eu des problèmes psychologiques. Mais les disciples étaient un groupe à la tête dure et difficilement hallucinant, en particulier Thomas. Et, si les sources sont valables, il faudrait des hallucinations collectives pour différents groupes jusqu’à cinq cents personnes, tous voyant la même chose – une impossibilité virtuelle dans le cas d’un phénomène généralement très individualiste.  »

L’interprétation de Bruce Chilton est réaliste, mais elle déclenche une vague de réactions machistes et réductivistes chez les autres historiens et chrétiens.

Pourtant cela correspond aux évangiles gnostiques, qui sont sûrement plus fiables et non sectaires, en comparaison de ceux acceptés par la secte machiste, féroce et usine à pédophiles qu’on connaît s’être imposée par les assassinats et les bûchers.

On voit qu’ils n’hésitent pas à insulter de nouveau Maria Magdalena en suggérant qu’elle avait des problèmes psychologiques, ceci sûrement fait allusion au fait que certains récits disent qu’elle a été délivrée de 7 démons par Jésus.

On peut y voir surtout la mauvaise foi, qui n’accepte pas qu’elle était la disciple que Jésus considérait comme comprenant mieux ses enseignements que les autres disciples.

Au point de vue de la recherche spirituelle sur les franchissements des plans de conscience et d’énergie, ces récits sont tout à fait identiques à mes recherches et mes expériences, et font penser que Marie Magdeleine avait des capacités médiumniques et spirituelles que les autres disciples ne possédaient pas. D’où la jalousie dont elle fut victime, quand elle a essayé de les enseigner.

L’incompréhension de ces expériences et leur négation par les matérialistes provient de l’ignorance de la véritable constitution des êtres humains. Ceci a été créé volontairement par le travail qui a duré plusieurs siècles, un lavage de cerveaux collectif orchestré par l’église catholique et sa « police de la pensée », l’inquisition. Tout ceci afin de détruire toute spiritualité et capacité de perception spirituelle chez les humains, et la réduction des humains à des robots physiques manipulables et obéissants.

Dans les textes Gnostiques (pistis Sophia, évangile de Marie, évangile de Thomas) Maria Magdalena est désignée comme la disciple qui doit succéder à Jésus et connaît son enseignement secret. Elle détient la clé du véritable christianisme qui a été détruit par la synagogue de Satan, selon les cathares ou vrais chrétiens résistants à l’empire du mal.

La querelle entre Maria Magdalena et Pierre l’apôtre est celle entre la religion matérialiste catholique, qui est anti spirituelle, qui persécute les visionnaires et sensitifs, contre la voie des Gnostiques qui sont basés sur la mystique et la perception spirituelle du monde. Entre l’ignorance matérialiste et la connaissance intuitive et directe qu’on nomme gnostique ou mystique expérimentale, plus féminine et féministe.

Pour certains, comme les cathares pratiquaient un culte de Maria Magdalena, il a été créé le mythe provençal de la découverte des reliques de Maria Magdalena par les dominicains qui étaient chargés de détruire l’influence et l’existence des cathares. Afin de contrer leurs connaissances sur l’enseignement de Marie Madeleine, créer un culte basé sur de fausses reliques permettait de détourner l’attention des croyants et les faire rentrer dans le rang catholique.

Le fait que les cathares et les gnostiques considéraient Maria Magdalena comme le christ féminin et la femme de Jésus détruit les affirmations mensongères sur leur attitude de rejet de la sexualité et de la matière. On retrouve les enseignements des anciens maîtres gnostiques que la sexualité est bonne lorsqu’on a déjà une perception de notre identité spirituelle, au-delà de la matière, sinon la sexualité bloque la recherche de la vérité quand elle devient le seul but sensuel de l’existence chez les ignorants matérialistes. Par contre pour ceux qui sont conscients de l’identité énergétique des êtres vivants, la force sexuelle devient une expérience de la divinité et de l’union archétypale entre l’humain et la présence divine dans le couple, qui est composé par les âmes soeurs éternelles.

Le fait de marier les gens n’en fait pas des âmes sœurs, la recherche des prédestinés véritables pouvant être stoppée par des rites sociaux basés sur l’ignorance de la nature des âmes.

Ave Maria Magdalena Ora Pro Nobis