La véritable origine du Nembutsu Odori

Ippen

 

 

 

 

 

 

Ippen Shonin Hijiri

Les manipulations de l’extrême droite et des asuras dans l’histoire du bouddhisme.

Je ne veux pas traiter de ce sujet dans toute l’histoire du bouddhisme, l’énormité du sujet le rend quasi impossible à traiter. Aussi je veux seulement dévoiler certains stratagèmes asuriques dans l’histoire du bouddhisme japonais.

J’en ai déjà parlé dans un de mes livres, mais à cause des attaques asuriques permanentes, ils ont toujours réussi à m’en m’empêcher la publication.

Il y a deux courants, celui qui a été créé par les dominants en écrasant le peuple et sa spiritualité, et le courant dit populaire, qui est sans discriminations, et encré dans la spiritualité du peuple. Le deuxième a toujours été persécuté et a subit les crimes habituels à ceux qui voulaient défendre la liberté et la vérité.

Le bouddhisme « impérial » a été imposé au peuple, et a empêché toute spiritualité d’émerger. Des contestataires sont sortis de la branche dominante, qui était l’équivalent du Vatican de l’époque, qui se nommait l’école Tendai (Tendai Shu). Ces contestataires, les Hijiris, ont voulu se mélanger à la population, ils étaient issus des classes dominantes, soit aristocratiques, soit militaires, l’école du bouddhisme Tendai étant liée particulièrement à la « classe » militaire.

Ils ont décidé de démocratiser les méthodes spirituelles qu’ils avaient étudiées, et de briser l’hégémonie de l’aristocratie (corrompue). Ils ont créé un syncrétisme avec les méthodes du Shinto populaire et du shamanisme campagnard et montagnard.

Les danses shamaniques du Shinto (Kagura) animiste populaire, ont été adoptées pour créer le Nembutsu Odori, la danse de transe shamanique Nembutsu.

Les mystiques comme Ippen Shonin, évitaient tout ce qui était temples et sanctuaires gouvernementaux, et ils cheminaient avec ces révoltées qu’étaient les Kumano Bikunis.

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                        Kumano Bikunis

Des féministes avant la lettre, qui répandaient un sutra qui prétendait annuler l’interdiction des femmes dans les temples et les sanctuaires lors de leurs menstruations. Elles étaient clairvoyantes et extatiques. C’est en leur compagnie que voyageait le moine libertaire Ippen Shonin.

Son nom signifie « non dualité », et il refusait d’enseigner et nommait ses compagnons des amis, non des « disciples ».

Refusant toute hiérarchie, refusant d’avoir un temple, il est mort en pérégrinant.

Comme il avait écrit certains enseignements, il les a brûlés avant sa mort disant qu’il n’y a pas d’autre enseignement que « Namu Amida Butsu ».

Le Nembutsu étant inconditionnel ne demande aucune foi.

Après sa mort, un « disciple » a construit une école en reprenant le nom du groupe des « amis » d’Ippen, Ji Shu, et en a fait un système, le contraire de ce qu’avait voulu Ippen.

A sa suite est né le Nembutsu shamanique et animiste, évidemment combattu par les chefs de temples, dont Ippen disait « je les exècre, eux et leur suffisance ».

L’enseignement ou le non enseignement d’Ippen dérange les branches bourgeoises et le bouddhisme d’extrême droite, Ippen était Anarchiste et féministe, médium et shaman extatique. Une longue lignée existe de ces contestataires, et les écoles « officielles » de Nembutsu ont falsifié son histoire, car il cassait leur pseudo autorité. Ils ont inventé une histoire pour expliquer l’existence du « nembutsu magique » que l’on trouve dans les villages japonais, qui était destiné à combattre les envoûtements, les épidémies et à protéger les cultures, comme les Bénandantis du Frioul, dont parle le Professeur Carlo Ginzburg.

百万編念仏, Hyakumanben nembutsu 

Rituel d’un million de Nembutsus :


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