« FAKE NEWS » : la voiture électrique est écologique

 

Fake-news

 

 

 

 

 

« A la différence des véhicules thermiques, la majorité des impacts environnementaux d’un véhicule électrique interviennent lors de la phase de fabrication », confirme l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans un avis publié en 2016.
La batterie des véhicules : « Elle contient des métaux parfois rares, comme le néodyme ou le cobalt, ainsi que du graphite et du lithium, issus notamment de Chine, de République démocratique du Congo et d’Amérique du Sud »

L’extraction et le raffinage de ces métaux nécessitent l’emploi d’énormément d’eau et de produits chimiques. La pollution est ainsi déplacée dans les pays pauvres

L’assemblage des batteries est aussi énergivore. « Aujourd’hui, les matériaux sont préparés dans des fours à 400°C, ce qui engendre une consommation d’énergie relativement importante », note Jean-Marie Tarascon, professeur au Collège de France et chercheur en stockage électrochimique de l’énergie,

La fabrication d’un véhicule électrique consomme près du double d’énergie que celle d’un véhicule thermique, selon l’Ademe En Pologne, l’électricité est produite à 80% par des centrales à charbon. Dans ce cas-là, une voiture électrique n’émet que 25% de CO2 en moins qu’un véhicule diesel, selon une étude commandée par l’ONG Transport & Environment. La situation est aussi critique en Chine, premier marché de la voiture électrique dans le monde, où l’électricité provient à 73% d’usines à charbon. La production d’électricité, nécessaire au fonctionnement de ces véhicules, participe ainsi largement aux émissions de CO2 du pays

En France, la situation est très différente. L’électricité provient à 77% du nucléaire,
« L’électricité utilisée en France émet peu de CO2 grâce au nucléaire. Mais ce n’est pas une énergie propre, puisque cela produit des déchets radioactifs« ,
‘Observatoire du nucléaire

Même sans pot d’échappement, les véhicules électriques restent des voitures  comme les autres. Elles émettent des particules fines lorsqu’elles roulent.

Par l’abrasion des pneus, des plaquettes de frein et de la route. A chaque fois que vous appuyez sur la pédale de frein, les frottements entre les plaquettes et le disque rejettent une fine poussière. Celle-ci est « principalement constituée de noir de carbone et de métaux lourds hautement toxiques, cuivre, cadmium, baryum, nickel, chrome, manganèse, plomb, zinc », précise Le Monde.
L’usure des routes, des pneus et des plaquettes de frein est responsable de 41% des émissions des particules fines PM10 du secteur du transport routier en 2012, selon une étude de l’Observatoire de la qualité de l’air Airparif. Soit 11% des émissions totales en Ile-de-France. Dans toute la France, « l’abrasion des freins, additionnée à celle des pneus et à l’érosion des revêtements routiers, aurait libéré en 2016 un peu plus de 15 000 tonnes de PM10 », rapporte L’Express.

..