Berserkir, et shamanisme du loup, facteurs de paix.

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Le thème du Berserker, pluriel Berserkir, que nous avons utilisé, n’a pas le sens de la valorisation de la « sauvagerie ».

Les réflexions pseudo ethnologiques sur la revalorisation de la nature comme un retour à la barbarie et à «  la cruauté de la nature » n’est pas le sujet de notre recherche.

Nous n’idéalisons ni la culture européenne, ni  ne participons à réintégrer les loups et autres animaux féroces dans « la nature ».

Nous nous situons dans le plan des archétypes spirituels et la mise en valeur de la conscience des corps spirituels qui on été détruits et dévalorisés par une mauvaise compréhension et des erreurs d’interprétation dus aux conditionnements sectaires.

Le shamanisme n’est pas une invention moderne. Il a un sens de connaître les plans situés au-delà de la conscience physique du monde. Le monde des esprits et des forces est le même au 21ème siècle qu’à la préhistoire.

Les mêmes énergies sont agissantes derrière le voile des apparences, quelles que soient les croyances à la mode de la société.

Nous ne croyons pas au mythe du loup garou et autres légendes qui ont été mises en place pour effrayer la population et lui faire perdre ses liens avec la nature.

Les divinités comme Odin ont été diabolisées par le sectarisme religieux. Alors qu’il s’agissait de peuples subtils de la nature et de la forêt. Toujours fêtés sous la forme du père Noël et du sapin, qui ne nous paraissent pas marquer un retour de la population à la barbarie, mais plutôt un sentiment de convivialité et de joie familiale, qui étaient les valeurs des anciennes traditions nordiques dont ils sont issus.

On sait que l’origine du père Noel est le lutin Julenisse, qui fait partie des fêtes agricoles des villages nordiques. Le cadeau du lutin, consiste en  semences des plantes qui vont être germées et donneront les récoltes de l’année. Julenisse vient de la fête de Yule (jule) et le Nisse est le lutin de Yule. Dans les années 50, l’ignorance des coutumes nordiques ont conduit les ethnologues français a émettre des tas de théories absurdes sur la nature du père noel, et l’église de Dijon à bruler publiquement le père noël le 25 décembre 1951 , condamné par le clergé comme usurpateur et hérétique ! Histoire

Cela va encore plus loin, dans les erreurs d’interprétation faites sur la nature de la relation avec les esprits des ancêtres qui sont dus à la déculturation spirituelle engendrée par les croyances catholiques et les peurs instaurées dans la population par l’inquisition.

Les loups dont nous discutons sont des esprits et non des animaux sauvages. Comme on l’a vu dans la culture japonaise, les animaux ne sont jamais séparés des archétypes spirituels dont ils sont les émanations.

J’ai lu un article d’un soi disant ethnologue qui dit que le signe de retour à la sauvagerie et à la valorisation de la cruauté envers les animaux s’observe dans l’acceptation de la chasse et de la valorisation des chasseurs. Il oublie de parler de l’attitude moderne occidentale de l’élevage industriel qui est la véritable cruauté envers les animaux. Si les chasseurs sont peu nombreux, ils sont plutôt attirés par le fait de maintenir un contact avec la nature. Mon grand père savait faire pousser des arbres, des légumes, élever un cochon et des lapins pour nourrir sa famille. Il chassait le sanglier dans de vastes forêts, et connaissait la vie des animaux. Il pouvait survivre et faire vivre toute une famille seulement avec des éléments de la nature sans avoir besoin d’aucun élément industriel.

Il ne faisait pas partie des « élites nordiques », comme le suggère cet anthropologue halluciné, mais était un paysan bourguignon standard, comme les autres qui vivaient en partie de culture et d’un peu de chasse. Il ne s’agit pas de pays étranger, de classe sociale privilégiée, mais des paysans français du début du 20ème siècle.

Au niveau spirituel, l’être humain a des liens de famille avec les animaux, et comme nous l’avons déjà écrit, le chien a aidé l’humanité à survivre au cours du temps. Le chien, comme l’ont prouvé des recherches au Japon, est le descendant du loup sibérien.

Je voudrais commenter un passage de l’article que j’ai lu que je trouve aberrant : « En fait la nature dite sauvage, aujourd’hui, est devenue un espace théâtral où l’on peut jouer toutes sortes de rôles. Depuis qu’elle a cessé d’être une présence menaçante ou un lieu de travail, elle a perdu son pouvoir contraignant. On peut ainsi en profiter pour mettre en scène les fantasmes les plus disparates. En vous promenant dans les bois, aujourd’hui, vous pouvez rencontrer le « sauveteur d’espèces en danger », l’ « aventurier », le « néo-chamane », le « druide celtomane », le « guerrier implacable », le « naturiste » … Cette fragmentation des modèles est une marque de la postmodernité « . 

Il y a un sens plus évident pour moi, si on étudie l’histoire de l’humanité. C’est que l’intérêt pour la nature se  développe naturellement dans l’humanité actuellement par la progression de la démocratie, ce que les raisonnements pervers de ce soi disant ethnologue (?) ne perçoit pas.

L’industrialisation a en grande partie détruit le milieu naturel, et ceci à la suite de la colonisation des peuples et l’imposition d’un modèle industriel occidental à toute la planète.

D’autre part, le conditionnement sectaire religieux occidental a longtemps prévalu, qui dévalorisait la nature et la présentait comme diabolique. Ceci a provoqué un éloignement de la population de ce qui pouvait lui donner une prise de conscience de sa nature spirituelle, c’est-à-dire l’expérience de ses corps énergétiques et de sa nature d’esprit.

Plus la démocratie avance, plus les gens reviennent à des valeurs de vie en harmonie avec la nature, et au respect de l’environnement. Il ne suffit pas de respecter l’environnement, mais de retrouver le sens spirituel qui permet de comprendre le cycle de la vie et de la mort, qui sont des facteurs de sagesse et de paix. Comme le disait Woody Allen, tant que l’homme sera mortel, il ne pourra pas être vraiment décontracté.

C’est justement le but de tous les systèmes de conditionnement totalitaires, d’instaurer la peur de la mort. Le meilleur moyen est de dénaturer le sens des choses. Si on arrive à faire croire à l’être humain qu’il est seulement un corps physique, ou que le monde se résume à vivre soumis à la croyance et à l’obéissance envers une doctrine, qui si il ne s’y soumet pas, l’enverra dans un enfer éternel. Ces conceptions sont encore suivies par des milliards d’êtres humains sur cette planète.

Les initiations anciennes visaient à faire prendre conscience à l’être humain qu’il n’est pas son corps physique, mais un esprit venu dans ce corps faire des expériences.

En transmettant une force spirituelle à l’initié, il vivait un décollement de sa conscience d’avec sa réalité uniquement physique, pour pouvoir observer ses corps subtils.

Ainsi il savait, par sa propre expérience, qu’il ne se limitait pas à sa réalité physique. Mais qu’en tant qu’esprit, il avait une parenté avec tous les autres êtres vivants, qui ont également une réalité en plusieurs dimensions, et pas seulement une apparence physique.

Pour en revenir à cet ethnologue, on est face à une tentative de crétinisation de la population par une pseudo élite universitaire qui est complètement ignorante mais cherche à se valoriser pour préserver ses privilèges sociaux et financiers. Il est en plus professeur d’ethnologie ! C’est grave.