Recherches scientifiques sur le Coran.

Quand on parle d’Islam ou du Coran , on rencontre tout le temps les mêmes erreurs. Exemple :

Texte sacré de l’islam.Selon la religion musulmane, le Coran, parole de Dieu, est, par dogme, incréé, éternel et inimitable. Il est au cœur de la pratique religieuse de chaque croyant.

Donc déjà, un livre ne peut être incréé car quelqu’un l’a écrit.

On peut dire à la rigueur, que l’idée ou un certain sens contenu dedans peu avoir une origine provenant de l’incréé.

L’islam lui même cite des rédacteurs du Coran, d’autre part il cite que l’origine du Coran du moins de son contenu, est Gabiel. Il s’agit donc d’un esprit immatériel qui aurait dicté le texte.

Quand on parle de religion musulmane, on passe à côté du fait qu’il n’y a pas une religion musulmane, mais beaucoup de formes différentes de groupes qui utilisent le texte du Coran comme base de leur pratique, et aucun n’en a la même interprétation. Dans sa forme livresque, le texte du Coran a été créé au 9 ème siècle, ce qui veut dire que des textes ont été rassemblés et fixés à cette époque comme étant le Coran.

Quand le plus grand nombre parle d’Islam, on ne parle que de l’interprétation sunnite. Ce n’est pas parce qu’un groupe est plus nombreux et plus guerrier ou violent, que cela constitue une quelconque authenticité. Selon la « croyance » sunnite, le Coran est considéré comme incréé. Pour le courant de l’ibadisme, le Coran est considéré comme créé. De même, pour les alévi qui ne sont ni chiites, ni sunnites, le Coran n’est pas la Parole de Dieu mais celle du Prophète, il est donc créé.

Le sunnisme lui-même est  divisé en 4 écoles qui sont en fait des courants de juridiction dite islamique, et n’ont donc rien à voir avec la mystique ni la spiritualité. Ces courants ne sont donc que des systèmes matérialistes qui visent à réglementer la société , en croyant que c’est le rôle de la religion. En opposition à ces systèmes, les courants soufis se sont développés comme des recherches du développement spirituel et la recherche de la fusion avec le divin.

On parle en général de tassawuf en arabe pour désigner le soufisme. Mais le soufisme ne se réduit pas à des ordres et des organisations, il y a des derviches et des chercheurs individuels et solitaires. Le système de pouvoir et de soumission habitue les gens à nier l’individualité et la liberté de penser, alors que le principe des vrais soufis est la liberté individuelle et la relation directe avec la divinité sans intermédiaire. A cause de la persécution de tels individus (les mystiques), les pays musulmans ont pris l’habitude de respecter les clochards, parce que des derviches (de darvich, pauvre en dieu) dotés de pouvoirs spirituels paranormaux se déguisaient souvent sous l’apparence de clochards.

Les dervishs ne sont que le nom arabe désignant les mystiques, et se retrouvent dans d’autres cultures sous d’autres noms, comme les anciens starets en russie orthodoxe, personnages mystérieux, qui connaissent le destin de chaque personne.

On saisi donc la divergence de la voie dans les « tarikas » qui ont joué une rôle politique et ont donc abandonné la voie de la recherche mystique intérieure pour obtenir un statut social.

Le soufisme consiste à dépasser les voiles qui séparent l’âme individuelle conditionnée de la divinité ou unité ontologique.

Il y a des soufis qui ne savent même pas que le soufisme s’origine dans la Perse islamisée. Il y a des récits de soufis qui enseignent en Inde, et qui ignorent que le soufisme a un quelconque rapport avec l’Islam, car c’est une voie de connaissance de la réalité. Il y avait un « maître » soufi Indien, qui disait qu’il y a des soufis dans différentes religions, et ajoutait « il y en a même qui sont musulmans ».( l’Abime de feu, Irina Tweedie).

Selon des études récentes sur le Coran, la langue Siryaque permet de reconstituer des passages du Coran qui demeuraient incompréhensibles en arabe, ce qui oriente les recherches sur la possibilité que l’original n’était pas en arabe :

Une lecture araméenne du Coran confirmée par le turc 

Christoph Luxenberg avait raison. En l’an 2000, ce chercheur allemand avait fait paraître un livre au titre clair et parlant, Lecture syro-araméenne du Coran. Contribution au déchiffrement de la langue du Coran [1]. Il s’agissait en effet d’apporter des lumières à quelques passages coraniques parmi les centaines qui sont obscurs ou même incompréhensibles. Sur la base de sa connaissance parfaite du syriaque (c’est-à-dire de l’araméen de l’ouest), il s’était rendu compte des solutions quelquefois offertes par une lecture « syro-araméenne » de ces impasses. Historiquement, l’hypothèse répond au fait que le syro-araméen forma la langue dominante du Proche et Moyen-Orient jusqu’à ce que l’Islam impose son arabe. Qu’est-ce à dire ? 

On ne possède plus de textes coraniques antérieurs au 9e siècle (et les quelques fragments datant du 8e siècle sont en tout cas non accessibles à l’étude), mais on sait que les copies du 7e siècle ne portaient ni voyelles ni signes diacritiques permettant de distinguer certaines consonnes entre elles. En fait, les signes diacritiques essentiels existaient déjà à l’époque de Muhammad mais ils n’ont pas été utilisés sur les feuillets que ‛Umar puis ‛Uthman ont trouvés plus tard puis rassemblés en vue d’établir un « Coran ». On le sait par ailleurs, ces feuillets très divers étaient à l’origine de simples préparations faites par le « prédicateur » nazaréen des Arabes Qoréchites, ou de rapides mises par écrit de ce qu’il venait de dire : pour se relire lui-même, il n’avait pas besoin d’être minutieux. Si l’on se place face au texte réduit à ses seules consonnes nues (c’est-à-dire face à leur pur « ductus » tel qu’il apparaît sur les quelques fragments anciens publiés), il est possible de lire certains mots selon une autre « orthographe », avec des résultats plus ou moins évidents. 

L’idée de Luxenberg était de relire certains passages « obscurs » sur la base de ces consonnes nues non seulement en fonction des possibilités offertes par l’arabe classique (tel qu’il est enseigné aujourd’hui) mais aussi de celles de la langue syriaque.

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A noter que ces recherches portent sur la philologie. Elles sont partielles et demandent à être approfondies. Elles tendent à évoquer le fait que les textes d’origine ont pu être notés par des scribes dont la langue originelle était le syriaque et l’araméen, donc peut être des gnostiques chrétiens, ce qui ne dit rien sur l’origine mystique du Coran ni sur son contenu.