Version shamanique du Daimoku

J’avais déjà il y a des années fait un petit site qui se nommait Daimokushaman. Ceci pour présenter une version non sectaire et authentique de l’enseignement du moine de l’époque Kamakura Nichiren. Avec le temps, ma démarche s’est renforcée, de transmettre des versions shamaniques des spiritualités positives contre l’activité des démons qui sont infiltrés dans toutes les organisations pour empêcher les humains de développer une spiritualité authentique.

La version que je nomme shamanique, contredit les systèmes de pouvoir et de hiérarchies religieuses qui veulent conditionner les gens pour les obliger à  obéir et à respecter une hiérarchie religieuse, qui n’est qu’une façon égoiste et anti spirituelle de pratiquer. Les hiérarchies sont destinées à enrichir des « leaders » inutiles qui profitent financièrement et socialement, pour leur ego, des « disciples ».

Quelqu’un comme Nichiren, a lutté toute sa vie contre les sytèmes religieux de son époque, pour essayer de donner aux humains un moyen de se libérer de toute autorité et de ce qu’il nommait « le démon du septième ciel », un concept bouddhiste équivalent au roi démon qui domine la terre, et qu’il faut surmonter pour atteindre la libération spirituelle (l’équivalent du démiurge des anciens gnostiques).

Le Daimoku est un Mantra transmis par Nichiren à parti d’un mantra qui existait déjà dans l’école Tendai. (d’où est issu Nichiren).

Il s’agit du titre du sutra du Lotus précédé de « Namu », ce qui est la façon habituelle au Japon de réciter le nom d’une divinité. Dans ce cas le mantra n’invoque pas une divinité personnelle, mais le principe cosmique (Darmakaya) ou corps causal de la réalité, symbolisé par le sutra du lotus. Nichiren a propagé ce sutra pour la raison qu’il affirme l’éternité de l’existence, en prenant le bouddha Sakyamuni comme archétype. Ce qui s’applique à l’éternité des âmes. D’autre part ce sutra, contrairement à la plupart des sutras bouddhistes, affirme l’égalité spirituelle des hommes et des femmes, alors que la plupart des textes bouddhistes considèrent la femme comme sous humaine et devant se réincarner en homme et en moine pour atteindre l’éveil.

Nichiren a bien discerné , à son époque, que la plupart des sutras bouddhistes, contenant des idées perverses, ne pourraient pas survivre avec l’évolution des choses et des sociétés. De plus, cela reflétait une influence démoniaque et mensongère qui prouvait la contamination de ces sutras.

Le Mantra est donc Namu (namou) Myoho Renge Kyo.

Il est respecté par l’école Nichiren Shu, et d’autres branches comme Kempo Hokke, Honmon Butsuryushu. Par contre, toutes ces branches bouddhistes ne sont pas shamaniques, et imposent une hiérarchie.

La conception shamanique refuse les systèmes et ne tient compte que de l’experience spirituelle. Elle se base sur l’âme du monde et vise la libération des âmes.

Tous les systèmes cherchent à détruire le shamanisme, défini tel que je le défini ici.

J’essaierais de transmettre plus d’éléments de cette voie dans cette section.

Je précise que ce dont je parle n’a rien à voir avec des sectes occidentales ou japonaises connues qui ont déformé et modifié l’enseignement et la pratique de Nichiren, et que je n’ai jamais eu de contact avec ces sectes. Je me base uniquement sur des enseignements japonais et le shamanisme japonais, étant familalement membre de famille japonaise.