Par Teutatès, que le ciel ne me tombe pas sur la tête

Druidisme et Gaulois

Question d’interprétation.

Lorsque l’on dit : je ne crains qu’une chose, c’est que le ciel me tombe sur la tête, cela est une boutade qui signifie qu’on n’a peur de rien, vu que le ciel ne peut pas tomber.

Il est étrange que tout le monde, après ce commentaire rapporté par Strabon, interpréte que les   » gaulois »  avaient peur soi de la foudre, soit que le ciel tombe vraiment.

Ce que l’on peut tirer de cette réflexion, est non pas une cosmologie, mais le fait que les gaulois étaient plutôt facétieux, et avaient tendance soit à se venter de leur courage, soit affirmer la valeur du courage, de l’absence de peur de quoi que ce soit.

Ce qui semble confirmé  par le fait qu’ils allaient nus au combat, y compris les femmes, pour montrer leur absence de peur de la mort. L’interprétation des romains (César) en étant que les druides les fanatisaient afin de leur enlever toute peur, mais c’est peut être bien la stupidité du romain et son absence de spiritualité qui parle.

Les irlandais également allaient au combat nus. La nudité est également une façon de renforcer le corps en captant les forces magiques des éléments. On sait que les aborigènes d’Australie étaient beaucoup plus résistants sans vêtement que lorsqu’ils ont commencés à s’habiller, sous l’obligation des colons puritains anglo saxons.

Les irlandais enduisaient en même temps leur corps d’huile, ce qui  rendait difficile de les attraper.

Il ne faut pas oublier que le druidisme gaulois provenait d’Irlande.

Les recherches archéologiques montrent que les gaulois faisaient des sacrifices d’animaux (surtout des moutons et des cochons) en offrandes à leur divinités, puis faisaient un banquet. Ils gardaient les meilleures parties des animaux pour les manger eux mêmes, alors qu’ils donnaient aux « dieux » les parties qu’ils ne consommaient pas eux mêmes.

Ces pratiques sont toujours actuelles dans de nombreuses cultures, on offrait la nourriture que l’humain consomme, on en offrait une partie aux êtres spirituels et aux ancêtres. C’est une façon de communier avec les divinités aussi bien que les ancêtres, qui est toujours actuelle en Inde et au Bénin.

Il n’y a pas actuellement de preuves ou d’indices suffisants pour savoir si il y avaient des sacrifices humains. Les gaulois n’avaient pas les mêmes concepts sur la vie et la mort que les modernes, et tous les anciens peuples savaient que la mort n’existe pas. Comme l’a signalé André Malraux : « j’ai étudié de nombreux peuples à travers leur art, et une chose m’a frappé : nous sommes la première civilisation qui croit à la mort ».

Il est dangereux de se baser sur Jules César, car d’une part il était un ennemi des gaulois et écrivait par intérêt politique, d’autre part l’état d’esprit des romains est particulièrement lourd et peu spirituel si on le compare à d’autres peuples anciens. C’est malheureusement ce peuple qui, grâce à ses capacités militaires, a le plus influencé le monde moderne. La France est restée une colonie romaine, le gaulois a disparu, le français est basé sur le latin, les lois sont d’origine romaines, la religion, catholique romaine, est la continuation du culte de l’empereur romain instauré par Flavius Valerius Aurelius Constantinus, à la place du culte de Mithra (le dieu soleil).

Des recherches modernes démontrent que les rituels catholiques sont basés sur les rituels de la religion romaine.

« Le christianisme à Rome adopta et intégra une grande partie du système de l’ancien culte impérial ainsi que ses fêtes qui prirent toutes des couleurs plus ou moins chrétiennes. »

Cet empereur a créé de toutes pièces le catholicisme, alors que la forme de christianisme la plus répandue à cette époque, et dans tout l’orient, jusqu’en Chine, était l’Arianisme.

Etrangement, à la fin de sa vie , il se rapproche de l’arianisme et s’y fait baptiser.

Les gaulois avaient plus de points communs avec les Mayas qu’avec les romains. Comme les Mayas, ils se basaient sur le cycle des saisons et des données stellaires, comme le prouve le calendrier de Coligny.

Ils pratiquaient l’astrologie lunaire. (comme on le pratique en numérologie).

L’état des sociétés occidentales modernes ne permet pas de comprendre la spiritualité aussi bien des gaulois que celle des Mayas, qui sont pourtant toujours bien présents, mais ces civilisations anciennes spirituelles, restent totalement méprisées actuellement.

Les druides n’étaient pas des herboristes, vu qu’ils connaissaient les propriétés magiques des plantes, cette connaissance est toujours basée sur le lien avec les étoiles. Le principe étant  le lien entre le macrocosme et le microcosme, inclut la perception des dimensions subtiles de l’univers. C’est la raison pour laquelle analyser seulement les indices laissés materiellement et se baser sur les paroles des écrivains grecs et romains de l’antiquité à propos des druides, est stérile. Les grecs et les romains ayant déjà perdu à cette époque les anciennes connaissances spirituelles. Comme l’évoque Aurobindo dans par exemple  » de la Grèce à l’Inde ».

Le fait d’attribuer toutes les connaissances gauloises aux druides est une erreur, car cette interprétation moderne, provient de la conception du système de société issue d’historiens d’extrème droite.

On sait que les druides, les ovates et les bardes, n’étaient pas des classes de druides hierarchisées, mais des personnages différents.

Ils semble que les archéologues soient encore pris dans des croyances dues à des clichés à partir desquels ils essaient d’interpréter les découvertes qu’ils font sur le terrain.

Par exemple, la croyance en le royalisme dénature l’interprétation du mot gaulois Rix, car il n’y avait pas de roi gaulois, il s’agit d’un chef de clan. La « Gaule » pré romaine, est une sorte de fédération de clans, et non pas un royaume.

Politiquement, c’est très différent.

 

 

 

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