Menander et Simon Magus

Parler de Simon le Mage est difficile en France, à cause de la haine qu’il suscite chez les catholiques romains, bien que la plupart ne connaissent rien à propos de lui, à part des insultes qui ne nous apprennent rien.

L’hystérie collective que suscite son nom chez les « chrétiens » catholiques, en général, provient sûrement d’une propagande qui visait à le présenter comme « l’antichrist » ou à le ridiculiser comme dans la légende de sa « lévitation », une scène inventée pour faire croire qu’il s’est écrasé lors d’une lévitation où Saint Pierre l’aurait fait tombé lors d’un duel.

Dans cette légende catholique, on présente Saint Pierre comme un magicien plus fort que le mage Simon. (niveau mental de telles légendes: 5 ans environ)

Mais comment était il vu par les gnostiques et en particulier par ses disciples ?

Il a donné naissance à deux écoles gnostiques, qui ont continué principalement en Syrie, Phrygie, Egypte et Rome.

Une tradition était plutôt de type tantrique, plus orientée sur la magie, et vénérait Simon et Héléna (sa parèdre), comme des incarnations divines, telles les écoles tantriques de l’Inde, et comme le culte de Padma Sambhava au Tibet.

La branche égyptienne des Simoniens était plus orientée sur la philosophie. De cette branche égyptienne serait issu le disciple de Simon, Ménander.

Pour Ménander, Simon était une incarnation du NOUS, le grand pouvoir de Dieu.

Selon lui, le pouvoir Divin, suite aux crimes commis par les anges rebelles, est descendu dans les plans inférieurs et est apparu sous la forme de Simon.

Selon Ménender, Simon s’est révélé comme le Père Céleste aux Samaritains, une branche non orthodoxe de juifs.

Considéré par eux comme le fils de Dieu. Il aurait subit une crucifixion et une résurrection.

Comme homme, il donnait le salut à ses disciples par la connaissance divine, en d’autres termes, par la connaissance du Père-Mère, la divinité étant mâle et femelle, pour les Simoniens.

Ménender enseignait qu’une fois initiés dans son groupe, on n’avait plus besoin de se réincarner. (Ce qui indique que les gens croyaient à de nombreuses réincarnations à l’époque).

Les bases des enseignements Simoniens, qui ont beaucoup comptés pour les premiers gnostiques chrétiens :

– Le concept de Dieu, comme à la fois mâle et femelle, androgyne.

– Le concept des Anges, des hiérarchies et divines émanations.

– La descente des âmes depuis les Cieux, leur capture qui les lie au système de réincarnations.

– L’existence d’anges maléfiques et tyranniques.

Le concept qu’il existe un pouvoir infini à l’intérieur des humains, « la racine universelle » qui existe comme un potentiel dans tout humain.

(Ces concepts sont identiques à ceux enseignés par Aurobindo et Max Théon).

A noter que selon certains historiens, les groupes gnostiques seraient en fait  à l’origine des disciples de Jean le Baptiste:

Selon Magris, les sectes baptistes samaritaines étaient une émanation de jean Baptiste. Une ramification était à son tour dirigée par Dositheus, Simon, et Menander . source : Lien