Christian science et Gnose chrétienne.

On lit souvent que les « cathares » (ou gnostiques chrétiens européens) étaient les précurseurs du protestantisme. Si l’on veut dire qu’ils s’opposaient à l’hégémonie de l’église catholique, cela peut être vrai, mais peu de groupes protestants, me semble t’il, possèdent une conception métaphysique qui rejoigne la gnose.

Ce qui est important, c’est de comprendre le sens des choses, et non d’adhérer à quelques concepts de base, souvent trop simplistes si l’on cherche la spiritualité et pas simplement à adhérer à un groupe ou à une mouvance collective.

On peut dire que ce qui caractérise la gnose, c’est de comprendre la cause des anomalies qui affectent la vie cosmique (pas seulement humaine), si on tient compte qu’il existe un plan divin, comme origine de l’univers, ou une source spirituelle aux êtres vivants.

Et de ne pas rester au niveau de spéculations intellectuelles, mais d’avoir des effets réels qui démontrent ou prouvent cette conception métaphysique.

Si on lit les bases des idées de Marie Baker Eddy, on reconnaît tout de suite les idées purement gnostiques, qu’elle a sûrement retrouvées par sa propre recherche expérimentale. Elle se base sur le protestantisme de son enfance, famille calviniste, auquel elle va se heurter et remettre en question.

Elle expérimente la guérison par la prière sur elle-même, suite à cette guérison, elle décide de « tirer au clair » les principes et les conséquences de cela.

Comme la bible donne un certain nombre d’affirmations sur la nature de la réalité, elle va évoluer vers une compréhension intérieure de ces éléments religieux. Si l’homme est créé à l’image de Dieu, cela doit avoir des conséquences directes sur ses possibilités, c’est-à-dire qu’un Dieu qui est bon ne peut pas avoir créé la maladie, la souffrance et la mort. Il y donc une erreur d’interprétation dans les religions telles qu’elles sont interprétées.

S’ensuivent un certain nombre d’affirmations audacieuses pour l’époque :

La matière n’existe pas.

La maladie est une illusion.

Christ est un concept métaphysique du Divin, et Jésus est un homme qui a été capable de manifester cette qualité.

Dieu est un principe qui contient à la fois les principes de père et de mère, de masculin et féminin. (On retrouve le Père Mère de Simon le mage).

Le mal est un mensonge, ceci découle de la parole du Christ : le diable est le père du mensonge.

Le but de sa religion n’est pas la guérison physique, mais la réintégration de l’humanité dans l’état divin.

Mary Baker Eddy résume sa théologie en six points :

« 1. En tant qu’adhérents de la Vérité, nous prenons la Parole inspirée de la Bible comme notre guide suffisant pour atteindre à la vie éternelle.

Nous reconnaissons et adorons un Dieu suprême et infini. Nous reconnaissons Son Fils, le seul Christ ; le Saint Esprit ou divin consolateur ; et l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Nous reconnaissons que le pardon du péché par Dieu consiste dans la destruction du péché et la compréhension spirituelle qui chasse le mal comme irréel. Mais la croyance au péché est punie tant que dure la croyance.

Nous reconnaissons la médiation de Jésus comme la manifestation de l’Amour divin efficace, révélant l’unité de l’homme avec Dieu par Christ Jésus, le Guide ; et nous reconnaissons que l’homme est sauvé par le Christ, par la Vérité, la Vie et l’Amour tels que les a démontrés le Prophète galiléen en guérissant les malades et en triomphant du péché et de la mort.

Nous reconnaissons que le crucifiement de Jésus et sa résurrection servirent à élever la foi jusqu’à la compréhension de la Vie éternelle, voire de la totalité de l’Ame, de l’Esprit, et du néant de la matière.

Et nous promettons solennellement de veiller, et de prier pour que cet Entendement qui était en Christ Jésus soit également en nous, de faire aux autres ce que nous voudrions qu’ils nous fissent, et d’être miséricordieux, justes et purs. »

— Mary Baker Eddy, Manuel de L’Église Mère, « Articles de Foi », p.15

J’ai moi-même étudié et pratiqué de nombreuses méthodes de guérison spirituelle. Il manque souvent des bases métaphysiques réelles dans ces systèmes, qui ne connaissent pas en général l’existence des corps subtils, qui sont des couches intermédiaires entre le plan dit « matériel » et le plan purement spirituel.

Les affirmations de Mary Baker Eddy sont vraies, mais exprimées de façon très directes, elles peuvent être mal interprétées. Il n’y a pas beaucoup de gens qui sont assez avancés pour comprendre que la matière n’existe pas.

J’ai dit à ma femme, qui est une guérisseuse japonaise, que Mary Baker Eddy disait que la matière n’existe pas, elle m’a répondu : cela veut dire que la matière telle que les gens l’interprètent, n’est pas réelle. Mais dit comme cela c’est trop grossier, mais c’est vrai.

Donc pour quelqu’un qui a l’expérience spirituelle des autres dimensions, cela est compris facilement, mais pour les gens qui sont conditionnés par le matérialisme ambiant, il y a un long chemin à parcourir.

Cela a néanmoins créé un mouvement important pour contrer l’illusion du matérialisme scientiste, et les erreurs des religions établies.

L’efficacité et la réalité de guérisons spirituelles se heurte évidemment aux intérêts des lobbies matérialistes et médicaux, qui ont réussi à établir une sorte de dictature mondiale à ces sujets, qui ne souffre pas d’études objectives en dehors de leur critères de contrôle. Par exemple, les guérisseurs africains quand la scientifique française Yvette Parès, avait essayer de l’étudier, étaient difficiles à trouver, car ils ne voulaient pas de contact avec les occidentaux, qu’ils savaient vouloir les tuer. On dit que la médecine spirituelle ne fonctionne pas sur tout le monde, mais on oublie de dire que la médecine matérielle ne fonctionne pas non plus sur tout le monde. Par exemple sur moi, cela n’a jamais fonctionné.

Mais attention, la gestapo surveille tout le monde.

Il y a aussi des vrais médecins matérialistes mais prudents :

« Emmanuel Philipon, ancien externe des Hôpitaux de Paris, déclare dans sa thèse publiée pour le Doctorat en Médecine, de 1913 : « je ne nie pas, loin de là, les succès obtenus par « Christian Science » dans le traitement de certaines maladies organiques. Sans doute, il y a un choix à faire dans les guérisons nombreuses qui sont publiées tous les jours ; bien des « cures » en effet, peuvent s’expliquer par des coïncidences ; d’autres reposent sur des erreurs de diagnostics ; d’autres ont été amplifiées, déformées par l’imagination du malade ; certaines même (ce que je ne crois pas cependant) ont pu être inventées de toutes pièces. Il n’en reste pas moins un grand nombre pour lesquelles on ne peut invoquer aucune des clauses d’erreur indiquées ci-dessus ; et, l’on doit admettre que beaucoup de malades ont été véritablement guéris « en Christian Science ». Dans tous les cas cités, les malades n’ont eu recours à « Christian Science » qu’après l’échec de tous les moyens médicaux et chirurgicaux possibles ». Il cite des cas de guérisons d’empoisonnement du sang, d’affection de la moelle épinière, d’affection aiguë du poumon, de bronchite, de tumeur et varices, d’eczéma et de crises épileptiques. (source Wikipedia  LIEN WIKIPEDIA)

J’ai souvent dit que les religions donnent des interprétations matérialistes, et présentent des mythologies comme des faits matériels et historiques.

Je remarque que Mary Baker Eddy avait fait la même constatation et redonnait une interprétation spirituelle à la Bible :

Eddy n’étant pas créationniste, la Genèse n’est pas considérée par elle comme une description historique de la création, mais comme une allégorie qui doit être, ainsi que toute la Bible, interprétée spirituellement – la lecture spirituelle des Ecritures, et non une lecture littérale, constituant l’unique moyen d’atteindre à la vérité du texte. (Science et Santé, p.547) C’est d’ailleurs, déclare Eddy, l’impossibilité d’une réelle interprétation matérielle des livres de la Genèse et de l’Apocalypse qui les rend plus obscurs que le reste du corpus biblique. Source : Lien

 Il y a cependant des  éléments qui ne sont pas en rectitude, comme le fait de vouloir diaboliser le terme « mystique » en accord avec je ne sais quel fantasme, vu que la différence entre le mystique et le croyant, c’est que le croyant se base sur son mental, alors que le mystique est celui qui fait l’experience réelle de la divinité, ou spiritualité.

De même, l’insistance  à ne pas être catalalogués comme des guérisseurs ou des praticiens , est juste un jeu sémantique méprisant car ils ignorent la véritable nature des guérisseurs. Il n’y a aucun vrai guérisseur qui utilise son égo pour aider.

Si la force spirituelle n’agissait au travers, il faut aussi qu’il soit capable d’entrer en contact avec la divinité, donc être agréé. Ces choses sont au delà des mots, et du mental.