2016 : Bonne année du singe

Au Japon, 2016 est l’année du singe 猴 qui se prononce SARU (sarou)

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Depuis 1873, le nouvel an suit le calendrier Grégorien.

Avant l’époque Meiji, le nouvel an suivait le calendrier lunaire, comme en Chine.

Au nouvel an les japonais consomment des plats particuliers et suivent de nombreuses coutumes traditionnelles.

Après le nouvel an, est fêté le festival Koshōgatsu  小正月 à la première pleine lune du nouvel an, où sont effectués des rituels pour une bonne récolte.

Le nouvel an au Japon est un moment pour faire des voeux des bonnes résolutions, comme nous l’explique Naoko, qui s’efforce de communiquer en même temps en langue chinoise !

Il convient de préciser que les calligraphies ne se font pas le jour du nouvel an, car cette journée est un jour de repos, pendant lequel personne ne doit travailler. Aussi les plats doivent être préparés les jours d’avant, les autres rites sont pratiqués après.

Le nouvel an est un moment pour rendre visite aux divinités dans les sanctuaires shinto.

Et de participer à des rituels de purification (Misogi) afin de bien commencer la nouvelle année.

Voici un rituel de purification effectué au sanctuaire de Fushimi Inari Taisha  (伏見稲荷大社), près de Kyoto.

 

Il s’agit d’un sanctuaire très important, car la divinité est Inari, appelée également Uke No Mitama, qui est la divinité du riz et de la nourriture, du logement, tous les besoins vitaux de l’humanité. Il s’agit d’une des plus anciennes formes de shinto, car le shinto est un shamanisme ritualisé qui date des débuts de la culture du riz. Les anciens paysans villageois vivaient autour du sanctuaire (Jinja 神社), qui représente l’âme du village, et cultivaient en vivant collectivement et solidairement de la culture du riz.
La spiritualité de l’agriculture signifie que les plantes et la nourriture provient non pas de l’être humain, mais des forces de la nature et des esprits qui participent à la pousse des plantes, produire la pluie, etc… en collaboration avec les êtres humains.
Dans cette vidéo, vous entendez la récitation de la Norito (prière shinto) O Harai No Kotoba, une antique Norito utilisée pour la purification. Le sens du rituel est que les prêtres brûlent les Omamori (talismans) et les Ofuda qui sont des support de prières utilisés dans les autels familiaux. Les fidèles rapportent les Omamoris et les Ofudas chaque année et les rendent au sanctuaire, qui les brûle rituellement en récitant les prières, pour dissoudre le mal qui s’est fixé sur les talismans à la place de se fixer sur les fidèles.