Ecosia moteur de recherche pour planter des arbres ?

Je suis pour planter des arbres, mais pas nimporte quoi, on a besoin de reconstituer la forêt primordiale, pas des arbres pour le commerce.

On ne sauvera rien du tout en alimentant des multinationales néo- colonialistes et hyper pro capitaliste. Le moteur de recherche Ecosia est en réalité un système qui récolte des fonds et les reverse à WWF, sans le dire ouvertement.

« L’apartheid vert »

Dans son article Développement durable : le lobbying des ONGSylvie Brunel, professeur de géographie du développement à l’Université Paul-Valéry de Montpellier III et ancienne présidente de l’association Action contre la faim, rappelle que « l’attention portée à la préservation de la nature est ancienne dans le Nouveau Monde : en même temps qu’ils conquéraient de vastes espaces d’une façon souvent “minière”, Etats-Unis, Canada, mais aussi leurs colonies, en Australie ou en Afrique du Sud, cultivaient le mythe de la “wilderness”, la nature sauvage. Les mouvements qui se réclament du “conservationnisme” y sont incroyablement puissants. Yveline Dévérin [[Yveline Dévérin est maître de conférences en géographie à l’Université de Toulouse-le-Mirail et auteur de L’Afrique, éd. Atlande, 2005]] souligne par exemple que le WWF est l’héritier direct des chasses coloniales, rassemblant une “élite économique et politique partageant un intérêt commun pour la chasse et une idéologie commune de supériorité des pratiques occidentales dans la gestion des milieux naturels”. En niant l’existence et les droits des premiers occupants, ceux qu’on appelle aujourd’hui les “natives” ont été éliminés ou parqués dans des réserves, sans se voir reconnaître le droit à la citoyenneté dans leur propre pays. De la même façon, les ONG imposent aujourd’hui la création de zones protégées au détriment des populations locales en Afrique de l’Est, australe ou à Madagascar. »

Les études montrent que le WWF a été créé pour maintenir la mainmise coloniale sur les populations et sur les ressources des pays colonisés :

Pour l’avocat hollandais J. Wilgers, ce franchissement de la ligne rouge n’était cependant pas le fruit du hasard. Ni même un cas unique. Dans un article paru dans la presse hollandaise le 24 septembre 1999, Wilgers rappelle que « l’IUCN entretient une relation très étroite avec le British Colonial et le Foreign Office. Tout au long de son existence, Julian Huxley a travaillé sur des projets en relation avec la conservation de la nature. En 1960, il a entrepris un voyage dans les colonies britanniques qui devaient acquérir leur indépendance. Il s’est assuré que le gouvernement britannique puisse maintenir jusqu’aujourd’hui sa maîtrise sur les réserves naturelles situées dans les pays du Commonwealth. La Grande-Bretagne a toujours été préoccupée par l’acquisition des matières premières des pays du Commonweath et par la garantie d’un approvisionnement illimité. Je tiens aussi à préciser que l’IUCN n’est rien d’autre qu’une extension d’agences gouvernementales et du secteur public du Royaume-Uni, car ils en sont les principaux bénéficiaires. Un an après le voyage de Huxley, le WWF a été créé avec comme objectif principal de rassembler des fonds pour l’IUCN. Ensuite, l’IUCN est devenu bien plus discret. Trente ans plus tard, le WWF contrôle plus de 10 % de la surface de la Terre. »

https://www.agriculture-environnement.fr/2007/07/23/le-wwf-une-multinationale-verte-de-notables

Selon ces analystes, les actions du WWF relatives à la sauvegarde des espèces menacées d’extinction se conjugueraient ainsi avec des objectifs beaucoup moins louables. Ce qui expliquerait cette consanguinité entre milieux politiques et grandes ONG environnementalistes. Comme le rappelle Marie-Claude Smouts, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris[[Marie-Claude Smouts est l’auteur de Forêts tropicales, jungle internationale. Les revers d’une écopolitique mondiale, paru aux Presses de Sciences Po en 2001.]], ces ONG « s’entendent parfaitement avec la Banque mondiale […] contre la souveraineté de pays du Sud présentés comme corrompus et irresponsables ». De fait, elles pratiquent un puissant lobbying, tant à Washington qu’à Bruxelles, où « l’European Environnement Bureau, le plus important groupe de pression écologique, agit de concert avec la DG XI, chargée de l’environnement au sein de la Commission européenne », comme le souligne Sylvie Brunel. (même source).

La face sombre du WWF :

En fait il y en a tellement, c’est suffisant pour moi de citer des articles et de mettre des liens :

En 2012, le journaliste Wilfried Huismann a publié, en Allemagne, une enquête sur le WWF qui a eu un grand retentissement. Il nous donne maintenant une version anglaise enrichie. Il a rencontré des dirigeants du WWF, lorsqu’ils ont accepté de le recevoir et de répondre à leurs questions, et il a reçu de nombreux témoignages de membres (anciens ou actuels) de l’organisation, notamment sur le malaise que suscitent les liens étroits du WWF avec les grandes multinationales dont celles considérées les plus grandes pollueuses et les plus destructrices de l’environnement. Il ne met pas en cause la sincérité des salariés de l’ONGE, et il reconnaît que le travail de terrain peut être respectable [1]. Il constate simplement que les plus hautes instances du WWF négocient avec de grandes sociétés multinationales et les contestent de moins en moins, au point même de couvrir et favoriser l’expansion de pratiques inacceptables. Il analyse ainsi les rapports avec Coca Cola, les liens avec les défenseurs de l’apartheid, avec Monsanto et les grands producteurs d’huile de palme et de soja. Il confronte les intentions affichées par le WWF avec les réalités de terrain. Toutes les enquêtes de terrain menées par W. Huismann montrent que les entreprises liées au WWF ne respectent pas leurs engagements, pourtant bien limités. Malgré ces constats alarmants, le WWF assure qu’il contribue à l’amélioration des pratiques de ces grandes sociétés, en Afrique, au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Inde et en Indonésie. L’enquête montre qu’elles poursuivent la déforestation, la destruction de sols, des ressources en eau. Elles sacrifient des communautés indigènes et paysannes et le WWF soutient cette politique, malgré ses engagements en faveur des droits des indigènes [2]. Loin de contribuer à la protection de la nature et des populations qui en vivent, selon W. Huismann, le WWF couvre les turpitudes et les pratiques scandaleuse des sociétés qui le financent. Pire, il permet ainsi à ces multinationales d’étendre leurs activités destructrices, comme en Indonésie, au Chili ou en Argentine.

Pour lire la suite : http://www.alterinfos.org/spip.php?article6751

« Au cas où je me réincarnerais, j’aimerais revivre sous la forme d’un virus mortel, afin de contribuer à résoudre le problème de la surpopulation » Voilà ce que déclarait le Prince Philip, Duc d’Édimbourg, dans une interview en 1988. Il était alors président du WWF, puisqu’il le fut de 1981 à 1996. Il était aussi l’un des fondateurs du WWF en 1961. (même source)