La voie du Phurba , les shamans Bön Jankhris et le shamanisme de transformation.

Les böns Jankhris sont les shamans non bouddhistes du népal. Cela demande une explication  sur la nature du shamanisme et la différence d’avec le religion dominante.

Je parle de sujets le plus souvent en rapport avec la protection et la lutte contre les forces maléfiques.

Je m’adresse aux chercheurs spirituels indépendants, ceux qui ne suivent pas des endoctrinements, mais qui veulent voir les choses par eux-mêmes. Je ne m’adresse pas à ceux qui suivent des sectes ou des religions.

La raison en est que toute ma famille a été détruite par la magie noire.

Je désire transmettre la créativité qui permet de lutter contre le mal, et devenir libre, au-delà des croyances illusoires et des marchands de bonheur. Il s’agit d’une voie du guerrier éclectique qui a certains rapports avec celle de Castaneda, éventuellement la voie du guerrier a été récupérée de façon étrange par  Chögyam Trungpa, qui a mélangé des traditions japonaises, Gurgjieff, des traditions Bonpo , du christianisme orthodoxe, et il l’a présenté comme une voie tibétaine ! Mais au-delà des tendances à l’exagération syncrétiste, il s’agit aussi d’une forme de créativité, qui vise à s’adapter aux défis de la transformation du monde et des traditions.

La voie shamanique dont je parle je la nommerais shamanisme de transformation, ou shamanisme Berserkir. Car il s’agit de ne pas se fixer sur des concepts qui bloquent la progression et limitent la capacité de s’adapter à n’importe quelle expérience dite traumatisante.

Les fixités mentales sont multiples, et elles doivent être abordées de façon shamanique, c’est-à-dire en utilisant les ressources de créativité qui sont en nous et aussi dans les autres dimensions.

Les croyances sont des fixités mentales et émotionnelles qui enferment dans une vision du monde particulière, alors que la réalité nous appelle à nous adapter aux mutations permanentes de l’univers.

Les anciens shamans du nord de l’Europe possédaient le mythe de la transformation en ours, en loup et en sanglier. Ils se nommaient Berserkir. Les shamans Nahuatls, auquels se réfère Carlos Castaneda, savaient muter en jaguar. Carlos Castaneda pose le problème, en faisant parler Don Juan, le sorcier, qui lui dit après son expérience de transformation en corbeau, dans laquelle il s’est envolé et étais sorti par la fenêtre, si un homme peut se transformer en corbeau, il n’est ni un corbeau ni un homme. Alors, qu’est ce qu’il est ?

L’expérience shamanique est utilisée pour trouver sa véritable identité. L’humain est enfermé dans une vision du monde conditionnée, et les shamans qui se transforment en des êtres d’autres espèces touchent le point commun inter – espèces, la force fondamentale de l’unité spirituelle du monde. Mais il n’est pas aisé de dépasser le conditionnement pour redevenir un esprit.

Le point fondamental du shamanisme de transformation est le dépassement de la mort, car il s’agit d’un concept et d’une illusion. La créativité de la mort est qu’elle libère un être d’une forme définie et temporaire, et le non égoïsme que l’on doit développer, est que si on peut observer par soi même le monde des esprits des morts, le monde des ancêtres, on obtient la preuve que la mort n’existe pas.

Pour que l’humanité dépasse la peur de la mort, elle doit rejeter les pouvoirs qui essaient de la conditionner à une vision du monde qui cherche à l’aliéner. Ces visions du monde et conditionnements l’empêchent d’entrer en contact avec les autres dimensions.

Par exemple, si quelqu’un meurt dans nos proches, nous ne pouvons pas faire comme si cette personne n’existe plus, car il s’agit seulement d’une croyance qui va faire du mal à la conscience du mort. Ce qu’enseigne le culte des ancêtres, c’est non pas un culte, mais le maintien du lien spirituel du vivant et du mort. On doit se préoccuper d’aider le mort à passer dans d’autres dimensions et non pas s’apitoyer sur soi ou sur le décédé. C’est mieux de développer ses propres capacités médiumniques et spirituelles afin d’être capable d’aider l’esprit de ceux qui nous sont liés.

Si on croit que quelqu’un est mort, on se trompe sur notre propre identité, sur la nature de la réalité, ainsi que sur la véritable identité de la personne décédée. Si on vit avec tellement d’erreurs d’interprétation sur la nature de la réalité, comment peut on avancer ? On a besoin de créativité pour sortir de ce cercle négatif.

Phurpa – The Visualization of Phurpa

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