Mantras védantiques et samadhi

Avant de vouloir atteindre le plan dit supramental, on doit déjà réaliser le Un, c’est-à-dire le Brahman, ou essence d’être.

C’est le sujet du védanta, non en tant que philosophie, c’est-à-dire spéculation mentale, mais pour fusionner avec le plan causal, corps causal, Brahman.

Pour l’Inde on devient ce qu’on pense, aussi les Mantras permettent d’orienter l’esprit vers l’unité, plutôt que vers les plans intermédiaires, qui, étant infinis dans chacune de leurs dimensions, peuvent faire perdre au chercheur l’objet de sa quête. Aurobindo avait des disciples, et il a dit qu’il en avait perdu plusieurs dans le plan astral. Comme ils pouvaient explorer les mondes intermédiaires, et que ceux-ci sont infinis, ils exercent une fascination sur le chercheur.

Sarvam Kalvidam Brahma : tout ce qui existe n’est que Brahman.

Quand j’était jeune, j’ai experimenté deux types de samadhi. L’un à l’âge de 18 ans, un état nommé par les yogis savikalpa samadhi. Cela signifie que vous fusionnez avec la force cosmique en conservant votre individualité. Un est tout et tout est moi. Il ne s’agit pas d’un concept mental, mais de la perception de son être comme la force substance de l’univers.  Cinq ans après, j’ai fait l’expérience (si on peut appeler cela une experience), du nirvilkalpa samadhi, dans ce cas on disparaît en tant qu’individu, il ne reste que la conscience cosmique. Quand je suis revenu dans mon corps et mon individualité, j’ai mis beaucoup de temps à me réadapter à exister sur la planète. Je pensais que l‘expérience était inhumaine, et inaccessible pour la plupart des gens, vu que l’on perd tout contact avec l’humanité. A ce moment là j’ai pensé que ce n’est pas le but de la vie humaine, comme le prétendent les yogis, mais la fusion avec la matrice de conscience de l’univers. Le problème est que c’est incommunicable, et que peu l’on vécu. Cela reste une spéculation philosophique mentale dans le védanta.

Les yogis ne perçoivent pas les plans intermédiaires, et pour cette raison, ils quittent le plan physique. Aurobindo disait que l’état du monde était à cause de cela. Ils ont eu déjà du mal à se libérer, et une fois qu’ils ont réussi, ils quittent la planète et la laisse dans son emprise aux forces maléfiques.

J’ai vu Ranjit Maharaj à Paris, et si on perçoit les forces on sait qui est « réalisé » ou pas. Il était très amusant, parce qu’il a dit « personne ne sait qui contrôle l’univers, mais je préfère penser que c’est moi ». A partir de là, j’ai senti « la Shakti », (le pouvoir) me téléguider depuis la salle de conférence, jusqu’à une maison où il donnait son darshan (dont je n’était pas au courant avant la conférence). Quand on s’est retrouvés devant la maison, la personne qui conduisait, qui était dans le mental, attendait. A un moment la Shakti m’a fait lever et je me suis dirigé vers la porte de la maison, alors que la personne disait « mais cela n’est pas encore ouvert ». Je me suis dirigé en direction de la porte, et juste à l’instant où  j’arrivais, quelqu’un a ouvert l’entrée et je suis monté. Arrivé le premier, dans la salle que je ne connaissait pas, je me suis assis par terre, sans savoir que c’était à côté du fauteuil de Sanjit Maharaj. Ce qui fait que quand il est arrivé, j’étais juste à côté de lui. Il contrôlait bien l’univers, comme il avait dit.

Bien sûr, dans son discours, il dit que quand on meurt il n’y a plus de corps ni de pensée, ni de souvenirs, ce qui est faux. Vu que je peux voir les morts et ils ne sont pas si différents. Mais pour les yogis, le plan mental n’est plus perçu, et on peut ne plus percevoir que le plan causal, je comprends qu’il préfère y rester et ne plus « redescendre ». Quand j’y suis, je dois me forcer pour redescendre mais si on y reste on ne peut pas aider quelqu’un par exemple qui est attaqué par des démons, parce que la force cosmique qui y est isole le corps astral, et on ne perçoit plus les esprits non plus.

Du coup, ils ne perçoivent pas non plus la vraie cause des maladies, et préfèrent se réfugier dans le corps causal, sans s’occuper de rien d’autre. Il ne perçoit pas non plus les différences de niveau des âmes.

La différence avec le shaman, est pour le shaman rien n’est illusion, par exemple les images du rêve ont une substance. De cette façon le shaman peut prendre le pouvoir sur les plans intermédiaires, mais sa vision du monde est plus complexe et difficile à réaliser. Entre tout est illusion, et rien n’est illusion.

La douleur est ressentie par le corps astral, elle peut ne plus être perçue dans le corps causal, c’est vrai mais c’est aussi une vibration qui peut être modifiée.

C’est faux de dire que la souffrance disparaît quand le corps disparaît, si la personne ne passe pas directement dans le plan causal, elle peut être attaquée et emprisonnée dans les plans intermédiaires et elle souffre car c’est son corps astral qui lui transmet les sensations, et on n’a pas besoin de corps physique pour cela.  C’est donc faux comme enseignement car il confond la réalité avec un plan de la réalité.

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